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Quel pourboire laisser? Une étude apporte de la clarté.

Bank Cler AG / Mot-clé(s) : Étude
Quel pourboire laisser? Une étude apporte de la clarté.

25.06.2026 / 07:00 CET/CEST


«Quand on laisse un pourboire, on veut faire les choses bien, mais souvent, on se demande quel montant est vraiment approprié», explique Samuel Meyer, CEO de la Banque Cler. C’est justement cette question qu’analyse une nouvelle étude de l’établissement bancaire menée conjointement avec la ZHAW School of Management and Law. Les résultats indiquent que plus de quatre personnes sur dix en Suisse déclarent avoir parfois ou souvent des doutes avant de verser un pourboire. Cette étude apporte de la clarté pour comprendre quand on estime qu’il est d’usage d’avoir ce geste dans notre pays et quelles sommes sont considérées comme adéquates pour une prestation, du café jusqu’à la coupe de cheveux.

Les principales conclusions en bref

  • Dans les restaurants avec service à table, un pourboire de 5 à 10% est jugé approprié selon l’addition et le contexte.
  • Pour les petits montants, la somme est généralement arrondie.
  • Un café à 4,90 CHF rapportera un plus petit pourboire qu’un autre à 5,10 CHF.
  • L’incertitude est la plus marquée dans le cas de la vente à l’emporter, des food trucks et de l’entretien de véhicules.
  • Les jeunes adultes ont plus de doutes et de réticences à verser un pourboire.
  • La plupart des personnes décident de la somme spontanément et non selon des règles figées.

Un manque de repères, surtout chez les jeunes adultes

Une nouvelle étude de la Banque Cler menée conjointement avec la ZHAW School of Management and Law montre que plus de 40% des personnes interrogées en Suisse ont parfois ou souvent des doutes quant à la nécessité et au montant d’un pourboire dans une situation donnée. Cette incertitude est particulièrement marquée dans les contextes n’étant pas associés à une culture du pourboire de longue date, par exemple la vente à l’emporter, les food trucks et l’entretien de véhicules.

 

Autre élément frappant: la différence entre les générations. Les jeunes adultes âgés de 16 à 29 ans hésitent nettement plus que leurs aînés, 56,8% d’entre eux déclarant éprouver au moins parfois de l’indécision concernant la somme appropriée à verser. Il est aussi intéressant de constater qu’en Suisse alémanique, ce doute est plus répandu (45%) qu’en Suisse romande (32%) ou au Tessin (36%).

 

5 à 10%, la valeur indicative dans les restaurants avec service à table

Près des trois quarts du panel (73,7%) indiquent laisser un pourboire la plupart du temps ou systématiquement dans les restaurants avec service à table, soit 11,9 points de pourcentage de plus par rapport à l’étude de l’année dernière. Seul un dixième des personnes environ n’en laisse que rarement, voire jamais. Selon le contexte, on estime qu’un pourboire de 5 à 10% de la note fait figure de valeur indicative tacite, mais l’étude souligne que seule une minorité calcule avec exactitude la somme laissée: le plus souvent, on arrondit spontanément en suivant son intuition.

 

Ce réflexe de l’arrondi joue justement un rôle capital dans les habitudes, car de petites différences entre deux additions changent vraiment le montant du pourboire du tout au tout. Par exemple, un café à 4,90 CHF sera souvent arrondi à 5 CHF seulement; s’il est affiché à 5,10 CHF, il reviendra à 5,50 ou même 6 CHF dans de nombreux cas. La somme laissée dépend donc moins de règles mathématiques que de seuils psychologiques et des situations de la vie quotidienne.

 

La délicate question du montant approprié: exemples tirés de la vie quotidienne

Le montant jugé approprié pour un pourboire dépend fortement de la situation et de la somme à régler. 62,2% des personnes interrogées décident de ce qu’elles veulent verser spontanément et en fonction du contexte, tandis que seules 10,3% s’en tiennent toujours à un pourcentage fixe. Si la pression sociale joue un rôle minime selon le panel, près d’un tiers des personnes affirment qu’il leur est déjà arrivé de laisser plus que prévu afin de ne pas paraître avares.

  • Dans les restaurants avec service à table, un scénario type clair se dégage: une addition tournant autour de 64 CHF sera complétée par près de 4 CHF en moyenne, soit 6% environ. Près de 44% des clientes et clients arrondissent à 70 CHF et 33% à 65 CHF seulement. Dans les restaurants haut de gamme, 7 CHF sont en moyenne laissés pour une addition de 112 CHF, arrondie à 120 dans 45% des cas. Enfin, dans les établissements étoilés, si le pourboire atteint en moyenne 13,30 CHF pour un repas à 245 CHF, il est un peu plus bas une fois ramené en pourcentage (5,4%).
     
  • Lors de livraisons de repas aussi, beaucoup pensent qu’il est habituel de laisser un pourboire: le panel estime en moyenne qu’un petit plus de 1,60 à 1,90 CHF est de bon ton pour une commande de l’ordre de 30 CHF. Pour un rendez-vous au salon de coiffure coûtant 65 CHF, la plupart des personnes indiquent qu’environ 5 CHF convient, et 2 CHF pour une visite guidée en ville d’un montant de 36 CHF.
     
  • Dans le cas de l’entretien d’un véhicule, les choses sont nettement plus incertaines, près de la moitié du panel trouvant qu’il est difficile de trancher. Seules trois personnes sur dix estiment qu’il est convenable de laisser un pourboire pour une facture de 380 CHF, la plupart d’entre elles arrondissant alors à 400 CHF.

Une vue d’ensemble complète des exemples tirés de la vie quotidienne se trouve ici.

 

Paiements en espèces: moins fréquents mais toujours avec des pourboires plus généreux

Si les pourboires restent majoritairement versés en espères, la part de ce mode de paiement a chuté de 69% à 48% en un an. Aspect intéressant: dans presque tous les scénarios étudiés, les personnes qui règlent en espèces se montrent plus généreuses que celles qui utilisent le numérique. Ce n’est pas lié aux habitudes avec l’arrondi, car en cas de paiement numérique aussi, une somme ronde est généralement sélectionnée.

 

Conclusion

L’étude montre clairement que la norme du pourboire est profondément implantée en Suisse malgré la transition numérique. Cependant, beaucoup de personnes ignorent quels sont les usages dans certaines situations concrètes. «Quand on laisse un pourboire, qui est une appréciation du travail, on veut avoir la certitude que son montant est approprié. Notre étude met en évidence les habitudes actuelles en Suisse pour apporter plus de clarté dans la vie de tous les jours», résume Samuel Meyer, CEO de la Banque Cler.


Plus d’informations:


À propos de l’étude

L’enquête a été menée pour le compte de la Banque Cler par la ZHAW School of Management and Law, sous la supervision de Marcel Stadelmann et Janice Huber. L’échantillon se compose de N = 1051 personnes, avec pondération en fonction du sexe, de l’âge et de la région de résidence, et est représentatif de la population suisse âgée de 16 à 75 ans. Les réponses ont été collectées par le biais du panel en ligne «meinungsplatz.ch» au printemps 2026. Les 27 personnes ayant déclaré ne jamais laisser de pourboire ont été exclues de la suite des questions (N = 1024). Les personnes interrogées ont été réparties en quatre groupes dans le cadre d’une conception d’étude expérimentale et ont dû indiquer la somme totale, pourboire inclus, qu’elles jugeaient appropriée dans différentes situations de la vie quotidienne.

Pour tout complément d'information:
Natalie Waltmann
Responsable Communication
Banque Cler SA, CEO office
Téléphone: 061 286 26 03
E-mail: natalie.waltmann@cler.ch

En bref
La Banque Cler SA est une banque suisse dont le siège est à Bâle et qui axe son offre sur les besoins de la clientèle privée et immobilière ainsi que sur la clientèle privée fortunée. «Cler» provient du romanche et signifie clair, limpide, évident. Le nom reflète son programme, d’où sa vision:  «Chaque jour, nous apportons de la clarté financière grâce à des conseils compréhensibles et à des solutions intelligentes.» La Banque Cler dispose de succursales dans toutes les régions linguistiques de Suisse. Elle a lancé par ailleurs, avec Zak, la première appli néobanking suisse sur le marché: par rapport à ses concurrents, Zak donne directement accès à un conseil et à une assistance en personne ainsi qu’à la totalité de l’offre et des services de la Banque Cler. La Banque Cler est une filiale détenue à 100% par la Basler Kantonalbank.

Données et téléchargements importants
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