from CREDIT COOPERATIF
Rapport finanicer semestriel 2026
Rapport financier semestriel 2026
Cadre général d'activité
Sfil a été agréée par le Collège de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution en qualité de banque le 16 janvier 2013. Depuis le 30 septembre 2020, date de la cession par la République française (ci‑après dénommée « l’État »), à l’exception d’une action, et par La Banque Postale de leur participation à la Caisse des Dépôts, cette dernière est devenue l’actionnaire de référence de Sfil. L’État continue d’être présent au conseil d’administration de Sfil par l’intermédiaire d’un censeur, compte tenu des missions de politique publique confiées à Sfil.
L’actionnariat, qui est intégralement public, est l’une des quatre caractéristiques du modèle de banque publique de développement dans lequel s’inscrit Sfil. L’objectif des banques publiques de développement n’est pas de maximiser leur profit ou leur part de marché, mais d’assurer des missions de politiques publiques confiées par les pouvoirs publics (État, régions ou collectivités) pour pallier des défaillances de marché identifiées tout en assurant les conditions de leur propre viabilité. Ainsi, Sfil est une des composantes clés du dispositif de financement des collectivités territoriales et des hôpitaux publics mis en place au début de l'année 2013 à la suite de l’accord de la Commission européenne du 28 décembre 2012. Ce dispositif a pour objectif d’apporter une réponse durable à la raréfaction de l’offre de financement à long terme pour les collectivités locales et les hôpitaux publics français. Par sa décision du 18 décembre 2024, la Commission européenne a autorisé l’extension du dispositif aux établissements publics français sui generis et aux expositions garanties par ces dernières.
À partir de 2015, Sfil s’est également vu confier une autre mission clé de financement des grands contrats de crédit‑export (i.e. d’un montant minimal de 70 millions d’euros) et bénéficiant d’une garantie souveraine française. L’objectif poursuivi est de renforcer la compétitivité des entreprises françaises à l’export dans le cadre d’un dispositif de place, selon un schéma de refinanceur public qui existe également dans plusieurs pays de l’OCDE, et ce en s’appuyant sur les excellentes capacités de refinancement du groupe Sfil sur les marchés financiers internationaux. Ce dispositif autorisé par la Commission européenne pour une durée de cinq ans a été renouvelé en 2020 pour une durée de sept années supplémentaires. La décision du 18 décembre 2024 de la Commission européenne a de surcroît élargi le champ d’activité du financement de contrats de crédit‑export : Sfil peut désormais intervenir sur des opérations présentant un intérêt français et bénéficiant d’une garantie émise par d’autres agences de crédit‑export de l’Union européenne ou par des bailleurs multilatéraux.
Pour rappel, depuis le 31 janvier 2013, Sfil détient 100 % du capital de la Caisse Française de Financement Local (Caffil), sa seule et unique filiale, au statut de société de crédit foncier régie par les articles L.513‑2 et suivants du Code monétaire et financier. Sfil assure le rôle d’établissement support à l’activité de Caffil, prévu par la réglementation relative aux sociétés de crédit foncier, notamment au sens des articles L.513‑15 et L.513‑2 du Code monétaire et financier. À ce titre, Sfil est le servicer de Caffil et assure, dans le cadre du contrat de gestion conclu avec Caffil, la gestion opérationnelle de sa filiale.
Sous la supervision et la garantie du Parlement français
Une action ordinaire
99,9 % 100 %
1.1 Financement du secteur public local français
Le groupe Sfil, intégré au sein du groupe Caisse des Dépôts, est au cœur d’un dispositif dont l’objectif est d’assurer au secteur public local français (collectivités locales, hôpitaux publics, établissements publics et personnes publiques sui generis) un accès pérenne et performant au financement bancaire à long terme.
Dans ce cadre, Sfil finance les investissements des collectivités locales et des hôpitaux publics au travers de deux partenariats avec La Banque Postale et la Banque des Territoires. Chacun de ces partenariats fait l’objet d’une convention de cession. Ces dispositifs présentent les caractéristiques communes suivantes :
- les partenaires commercialisent des prêts auprès des collectivités locales et des hôpitaux publics français, puis les cèdent à Caffil, la société de crédit foncier du groupe ;
- le groupe Sfil finance l’acquisition de ces prêts via des émissions d’obligations foncières (covered bonds) et d’EMTN. Lorsque ces prêts sont des prêts thématiques (i.e. prêts verts ou sociaux aux collectivités locales ou prêts aux hôpitaux publics), ils sont principalement financés par des obligations vertes, sociales ou durables (cf. 1.3 Émissions du groupe Sfil).
Ces partenariats permettent au groupe de conserver la maîtrise de son risque de crédit :
Processus de décision de crédit de Caffil
Acquisition des prêts cédés par les partenaires et refinancement sur les marchés financiers
Octroi et versement des prêts (1) Uniquement dans le cas du partenariat avec La Banque Postale
SECTEUR PUBLIC LOCAL FRANÇAIS
MARCHÉS FINANCIERS
3. Cessions parfaites des prêts
2. Prêts (1) 4. Obligations foncières Caffil et émissions Sfil
1. Offres de prêts
De manière plus spécifique, l'offre de prêts commercialisée par La Banque Postale :
- l'offre de prêt s’adresse à tout type de collectivités locales sur l’ensemble du territoire français, des plus petites communes aux plus grandes structures intercommunales, départementales ou régionales ;
- volontairement simples, les prêts commercialisés, d’un montant minimal de 40 000 euros, sont amortissables et exclusivement libellés en euro et portent un taux d'intérêt fixe ou à indexation simple (Euribor + marge) ou à double phase (taux fixe puis taux variable) ;
Pour sa part, l'offre de prêts commercialisée par la Banque des Territoires :
- porte sur des prêts dont la maturité s'échelonne principalement entre 10 et 30 ans ;
- comprend également, depuis mi‑2019, des prêts verts dont l’objectif est de financer les investissements portés par les collectivités locales contribuant à la transition écologique et au développement durable dans les domaines des énergies renouvelables, de la gestion durable de l’eau et de l’assainissement, de la gestion et de la valorisation des déchets, de la mobilité douce et des transports propres, et de l’efficacité énergétique de la construction et de l’aménagement urbain ;
- comporte, depuis fin 2022, des prêts sociaux destinés à financer les investissements à caractère social des collectivités locales, dans les domaines de la santé, de l’éducation, du sport, de la culture, du développement et de la cohésion des territoires.
- porte sur des longues durées entre 25 et 40 ans ;
- est très majoritairement destinée au financement d’investissements contribuant à la transition écologique, sur des thématiques vertes identiques à celles développées avec La Banque Postale ou le financement des hôpitaux publics. Depuis juin 2024, l’offre couvre également trois thématiques de la gamme sociale (sport, culture et vie associative, action sanitaire, sociale et familiale ainsi qu’enseignement et formation professionnelle).
1.2 Financement de crédits à l’exportation
La seconde mission du groupe Sfil consiste à assurer le financement des contrats à l’exportation présentant un intérêt français et couverts par des agences de crédit‑export de l’Union européenne ou des bailleurs multilatéraux. Le dispositif mis en place est ouvert à l’ensemble des banques partenaires des exportateurs français pour leurs crédits assurés par des agences de crédit‑export de l’Union européenne ou des bailleurs multilatéraux. Dans ce cadre, Sfil a organisé au travers de conventions bilatérales sa relation avec la quasi‑totalité des banques actives sur le marché du crédit‑export français. Sfil peut acquérir une partie de la participation de chacune de ces banques au financement d’une de ces opérations (au maximum 95 % de cette participation, en fonction de la taille des transactions et du nombre de prêteurs impliqués dans la transaction).
Le dispositif fonctionne de la manière suivante :
Crédit-export Cession / Transfert
Prêt de refinancement
Assurance-crédit
PRÊTEURS INITIAUX
AGENCE DE CRÉDIT-EXPORT OU BAILLEUR MULTILATÉRAL IMPORTATEUR - EXPORTATEUR
Après transfert, Sfil devient prêteur au sein du syndicat
Au 30 juin 2026, les opérations financées par le groupe Sfil sont intégralement couvertes par Bpifrance Assurance Export, l’agence de crédit‑export agissant au nom, pour le compte et sous le contrôle de la République française.
- Sfil contribue à la proposition financière élaborée par une ou plusieurs banques du syndicat bancaire accordant le crédit‑acheteur couvert par une assurance‑crédit à l’exportation octroyée par un État membre de l’Union européenne ou un bailleur multilatéral ;
- les agences de crédit‑export agissant au nom, pour le compte et sous le contrôle de leur État respectif ou de leur organisme de tutelle, délivrent des polices d’assurance ou des garanties. L’État garant ou le bailleur multilatéral porte les risques afférents à ces garanties ;
- après signature du contrat de crédit‑export, les banques partenaires cèdent à Sfil une quote‑part du crédit, les droits qui y sont attachés ainsi que ceux attachés à la part du crédit qu’elles conservent. Elles conservent la part du crédit qui ne bénéficie pas de l’assurance‑crédit ;
- Caffil accorde à Sfil un prêt de refinancement qui est adossé au crédit‑export acquis. Dans ce cadre, la part de crédit‑export acquise par Sfil est nantie au profit de Caffil. Les droits à indemnité de Sfil au titre de la police d’assurance‑crédit sont également délégués par Sfil au profit de Caffil ;
- Caffil finance ces prêts en émettant des obligations foncières. Lorsque ces contrats de crédit‑export sont éligibles au Green, Social and Sustainability Bond Framework, ces prêts sont financés par des obligations vertes, sociales ou durables (cf. 1.3 Émissions du groupe Sfil).
1.3 Refinancement du groupe Sfil sur les marchés
Afin de refinancer ses deux activités, Sfil via sa filiale Caffil, émet des covered bonds sous la forme d’émissions publiques de référence, mais également sous la forme de placements privés notamment sous le format registered covered bonds, adaptés à sa très large base d’investisseurs. Ces instruments se caractérisent par le privilège légal qui affecte en priorité les sommes provenant de l’actif (cover pool) de Caffil au service du paiement de leurs intérêts et de leurs remboursements. Ils bénéficient du label d’obligation garantie européenne (de qualité supérieure) ou European Covered Bond (premium). Cette source de financement constitue la principale source de liquidité du groupe Sfil.
En complément, et afin notamment de diversifier les sources de financement et la base investisseurs du groupe, Sfil émet régulièrement elle‑même des titres de dettes à moyen terme sous format d’émissions obligataires publiques en euro et en dollar américain, et à court terme via son programme spécifique d’émission de titres de créances à moins d’un an (programme d’émission de NeuCP).
Obligations foncières de Caffil
Émissions obligataires de Sfil
Certificats de dépôt de Sfil
Enfin, en support à sa politique de développement durable, afin d’accompagner ses clients dans leurs investissements en faveur de la transition écologique et la cohésion sociale, le groupe Sfil émet depuis 2019 des obligations vertes et sociales. Ces émissions sont encadrées par le Green, Social and Sustainability Bond Framework d’octobre 2022. La version actualisée de novembre 2024 de ce programme inclut tous les domaines clés des investissements verts et sociaux des collectivités locales et des hôpitaux publics français. A également été intégré, parmi les objectifs, le financement de contrats d'exportation français qui comportent des bénéfices environnementaux et/ou sociaux importants.
Prêts verts • mobilité territoriale et transports urbains doux • énergie renouvelable • énergie bas-carbone • efficacité énergétique des constructions et du développement urbain • gestion durable de l'eau et assainissement • gestion et valorisation des déchets
Obligations vertes Obligations durables Obligations sociales
Programme dʼémissions vertes, sociales et durables • accès aux services essentiels • renouvellement et cohésion des territoires • infrastructures de base abordables
Prêts sociaux
Le groupe Sfil a déjà émis des émissions sociales pour financer le secteur des hôpitaux publics français dans un programme distinct, le Social Note Framework. Celui‑ci reste applicable à toutes les obligations précédemment émises sous ce programme et demeure accessible publiquement.
Rapport semestriel d’activité
2.1 Faits marquants du semestre
2.1.1 Contexte géopolitique et macroéconomique
Le premier semestre a été caractérisé par un climat d’incertitude élevée, alors que les conflits en Ukraine et au Moyen‑Orient se sont poursuivis, bien que ce dernier soit entré dans une phase de relative désescalade à la fin du semestre. Ce contexte d’instabilité géopolitique s’est traduit sur les marchés financiers par une volatilité notable.
La pression inflationniste, notamment générée par le choc énergétique lié au conflit au Moyen‑Orient, a pesé sur la croissance économique au sein de l’Union européenne. Par ailleurs, les chocs successifs de ces dernières années, comme la pandémie de COVID‑19 ou la crise énergétique consécutive à l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, ont contraint les finances publiques des États membres et limitent aujourd’hui leurs champs d’actions, bien que les situations diffèrent selon les États. Ainsi, après une stagnation au premier trimestre 2026, le PIB de la zone euro a progressé de 0,4 % sur le deuxième trimestre 2026. Ce contexte géopolitique a conduit la BCE à relever ses taux directeurs de 25 points de base en juin 2026 pour la première fois depuis trois ans.
Dans ce contexte, après un repli du PIB de la France de 0,1 % au premier trimestre 2026, le PIB français a progressé de 0,2 % au deuxième trimestre sous l’effet d’une hausse de la demande intérieure (consommation des ménages et des administrations publiques) et d’une contribution positive du commerce extérieur notamment avec la reprise des exportations. Après une hausse de l’inflation observée de février à mai, le mois de juin a connu un recul de l’inflation à 1,8 % en glissement annuel notamment grâce à un ralentissement des prix de l’énergie entre mai et juin (de + 16,6 % à + 11,0 % en glissement annuel).
L’activité économique aux États‑Unis, malgré l’inflation, a progressé de 0,4 % au deuxième trimestre. La Réserve fédérale américaine a maintenu ses taux directeurs inchangés sur la période.
2.1.2 Activité du premier semestre 2026
Financement du secteur public local français
Au premier semestre 2026, le financement du secteur public local français a atteint 1,3 milliard d’euros de prêts accordés dans le cadre de ses partenariats avec La Banque Postale et la Banque des Territoires. Marquée par la tenue des élections municipales et intercommunales, l’activité du premier semestre 2026 est en recul de 37 % par rapport au premier semestre 2025 (2,0 milliards de prêts octroyés sur la période) et de 17 % comparativement au premier semestre 2020 (première année du cycle électoral précédent où la production de prêts s’était élevée à 1,5 milliard d’euros). Le financement du secteur public local français s’est réalisé majoritairement sous forme de prêts indexés sur le taux du Livret A.
De manière plus spécifique, le financement des collectivités locales françaises a atteint 1,2 milliard d’euros, en baisse de 37 % par rapport au premier semestre 2025, mais stable comparativement au premier semestre 2020. L’activité s’est accélérée en fin de semestre en particulier sur les intercommunalités et les régions. Les intercommunalités, notamment les métropoles, ont fortement eu recours à l’emprunt pour engager leurs projets de mandat.
Dans le cadre de l’élargissement du champ d’intervention à des entités publiques françaises, Sfil et La Banque Postale ont conclu une première opération de financement de projet portant sur des travaux de modernisation d’une unité de valorisation énergétique bénéficiant d’une délégation de service public.
Les prêts thématiques ont représenté 47 % des financements accordés aux collectivités locales et entités publiques françaises. Ainsi, Sfil et ses partenaires ont octroyé 201 millions d’euros de prêts verts et 354 millions d’euros de prêts sociaux aux collectivités locales. Le montant significatif de prêts thématiques octroyés sur la période confirme la forte appétence pour ces instruments de financement et en particulier les départements et les régions pour les prêts sociaux. Sur l’ensemble des prêts au secteur public local, 51 % sont des prêts thématiques.
Prêts non thématiques Prêts verts Prêts sociaux 49 % 16 % 35 % • Hôpitaux publics (8 %) • Collectivités locales (28 %) 51 % 18 % 31 % • Hôpitaux publics (8 %) • Collectivités locales (23 %) S1-2026 S1-2025
Le volume de prêts octroyés aux hôpitaux publics s’élève à 99 millions d’euros, en recul de 37 % par rapport au premier semestre 2025 et de 72 % par rapport au premier semestre 2020. Bien que mis en difficulté par une fragilisation de leur équilibre financier et une inflation sur les coûts de construction, les hôpitaux publics ont poursuivi dans une certaine mesure la mise en œuvre de leurs investissements, en particulier sur des opérations structurantes, soutenus par les dotations du Plan Ségur.
Financement des crédits à l’exportation
Sfil n’a pas conclu d’opérations de crédit‑export en raison d’une part du décalage dans le temps de certaines transactions prévues initialement sur cette période et, d’autre part de délais d’instruction longs pour certains dossiers en cours d’étude par Sfil. Par ailleurs, grâce à son rôle actif dans le financement de l’opération Sizewell C au Royaume‑Uni en 2025, Sfil participe au comité consultatif international FINABe (Financing and Investing in Nuclear – Advisory Board EDF) créé par EDF en mars 2026. Ce comité est dédié au financement et l’investissement des projets de nouvelles constructions nucléaires à l’international.
Émissions obligataires
Les marchés obligataires ont été marqués au premier semestre 2026 par l’évolution progressive des politiques monétaires des principales banques centrales (hausse des taux de la Banque centrale européenne et anticipation de hausse des taux de la Réserve fédérale américaine) en réponse au risque inflationniste induit par le contexte géopolitique. Par ailleurs, la volatilité sur le risque souverain français a été principalement alimentée par le conflit au Moyen‑Orient et ses conséquences sur les perspectives d’inflation et de taux d’intérêt, celui‑ci devenant moins sensible aux préoccupations liées au déficit budgétaire et à l’endettement public français. Cette situation s’est traduite par des phases de tension sur les spreads contre swap des obligations du trésor français, entraînant une volatilité ponctuelle des spreads contre swap des agences françaises et des covered bonds français sur la période. Ce contexte global sous‑jacent n’a pas affecté le bon fonctionnement des marchés obligataires sur les segments des émetteurs souverains, supranationaux et agences et des covered bonds. Le premier semestre s’est ainsi traduit par une demande globale soutenue des investisseurs.
Dans ces conditions, le groupe Sfil a émis 6,8 milliards d’euros d’émissions à long terme avec une maturité moyenne de 8,2 ans :
33 % 4 % 19 % 44% 0-5 ans 6-9 ans 10-14 ans > 15 ans
Le groupe Sfil a réalisé au premier semestre six émissions publiques en euro via ses deux émetteurs Sfil et Caffil :
- 6,0 milliards d’euros sur le marché primaire public ;
- 0,55 milliard d’euros via quatre opérations d’abondement réalisées sur des souches de référence existantes de Caffil et de Sfil ;
- 0,24 milliard d'euros sur le segment des placements privés.
une obligation foncière de Caffil de maturité 10 ans en janvier 2026 pour 1,0 milliard d’euros ;
une obligation de Sfil de maturité 5 ans en janvier 2026 pour 1,0 milliard d’euros ;
une obligation foncière sociale de Caffil de maturité 8 ans en février 2026 pour 1,0 milliard d’euros ;
une obligation foncière de Caffil de maturité 7 ans en avril 2026 pour 1,0 milliard d’euros ;
une obligation de Sfil de maturité 7 ans en avril 2026 pour 1,0 milliard d’euros ;
une obligation foncière verte de Caffil de maturité 10 ans en mai 2026 pour 0,75 milliard d’euros.
En parallèle, le groupe Sfil a réalisé au cours du premier semestre ses deux premières émissions obligataires en francs suisses :
une obligation foncière verte de Caffil de maturité 10 ans réalisée en avril 2026 pour 130 millions de francs suisses équivalent à 142 millions d’euros ;
une obligation foncière verte de Caffil de maturité 12 ans réalisée en juin 2026 pour 100 millions de francs suisses équivalent à 109 millions d’euros.
Ces deux opérations, les premières réalisées en devise par Caffil depuis 2013, s’inscrivent pleinement dans la stratégie de diversification des sources de financement et d’élargissement de la base investisseur du groupe Sfil.
Au global, les obligations durables représentent 33 % des émissions réalisées en 2026, dans la lignée de l’objectif stratégique de 33 % sur la période 2024‑2030.
67 % 15 % 18 % Émissions vertes Émissions sociales Autres
La ventilation des émissions publiques de référence réalisées au cours du premier semestre 2026 est présentée ci‑après :
27 % 4 % 49 % 20 % 0 % Banques Banques centrales et organisations internationales Gestion dʼactifs Assurances Corporates
France Allemagne/Autriche Europe du Sud Benelux Pays nordiques Royaume-Uni/Irlande Suisse Asie Autres
19 % 7 % 14 % 11 % 15 % 20 % 2 % 7 % 5 %
Par ailleurs, le groupe Sfil avait également réalisé dès la fin d’année 2025 un volume d’émissions de 0,7 milliard d’euros au titre du préfinancement de son programme de financement 2026, avec une maturité moyenne constatée de 13,1 ans. Au total, le groupe Sfil a ainsi réalisé 7,5 milliards d’euros d’émissions au titre de l’année 2026 sur une maturité moyenne de 8,6 ans, soit un taux d’avancement de 96 %. Son exécution s’est déroulée dans d’excellentes conditions de financement, comparables à celles du souverain français.
Enfin, Sfil a continué d’utiliser son programme d’émission de titres de créances à moins d’un an. Au 30 juin 2026, l’encours des titres de créances à moins d’un an de Sfil s’élève à 0,6 milliard d’euros.
2.1.3 Structure financière
Le groupe Sfil a une structure financière très robuste.
Le ratio consolidé de Common Equity Tier 1 (CET1) capital s’élève à 46,5 % au 30 juin 2026 contre 46,8 % au 31 décembre 2025.
Le ratio de levier s’élève à 9,5 % au 30 juin 2026, stable par rapport au niveau de fin 2025.
Le ratio de liquidité à court terme (LCR) s’établit à 2 014 % sur base consolidée au 30 juin 2026. Les actifs mobilisables pour faire face à un besoin de liquidité s’élèvent à 47,8 milliards d’euros.
Le ratio de financement stable (NSFR), qui mesure à un horizon d’un an les ressources stables et les rapporte aux besoins de financement stables, atteint 130 % au 30 juin 2026 sur base consolidée.
Les notations financières sont toutes alignées sur la note souveraine de la France.
| Moody’s Ratings | Morningstar DBRS | S&P Global Ratings |
|---|---|---|
| Notation long terme Aa3 | AA | A+ |
| Perspective Négative | Stable | Stable |
| Notation court terme P‑1 | R‑1 (high) | A‑1 |
| Date de mise à jour 21 avril 2026 | 15 décembre 2025 | 21 octobre 2025 |
2.2 Résultats de l’activité
Le résultat net consolidé de Sfil établi selon les normes IFRS ressort au 30 juin 2026 à 24 millions d’euros, en diminution de 45 % par rapport au 30 juin 2025 (43 millions d’euros). Cette évolution est liée à la fois au repli du résultat récurrent et aux variations des éléments non récurrents.
| (En millions d’euros) | 30.06.2026 | 30.06.2025 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Résultat comptable | Éléments non récurrents retraités | Résultat récurrent | Résultat comptable | Éléments non récurrents retraités | Résultat récurrent | |
| Produit net bancaire | 103 | (3) | 3 | 103 | 129 | (5) |
Au 30 juin 2026, les éléments non récurrents sont plus particulièrement liés (i) à la volatilité de la valorisation du portefeuille de dérivés pour - 2 millions d’euros nets d’impôts, (ii) aux impacts de la valorisation des prêts ne respectant pas le critère SPPI en application de la norme IFRS 9 pour 2 millions d’euros nets d’impôts et (iii) au retraitement des charges non linéarisées sur l’année conformément à IFRIC 21 pour - 3 millions d’euros nets d’impôts.
Retraité de ces éléments non récurrents, le résultat net récurrent au 30 juin 2026 atteint 26 millions d’euros. La contribution exceptionnelle à l’impôt sur les sociétés des grandes entreprises en France pèse à hauteur de 7 millions d’euros sur ce dernier à la suite de la décision prise par l’Assemblée nationale de reconduire cette contribution en 2026. Ainsi, retraité de cet élément, le résultat récurrent s’élève à 34 millions d’euros, en baisse de 7 millions d’euros par rapport au 30 juin 2025. Pour rappel, le résultat récurrent au 30 juin 2025 (34 millions d’euros) intégrait également la contribution exceptionnelle à l’impôt sur les sociétés des grandes entreprises de 7 millions d’euros.
L’analyse ligne à ligne de la variation du résultat net récurrent fait ressortir les éléments suivants :
- le produit net bancaire s’établit à 103 millions d’euros pour le premier semestre 2026 contre 113 millions d’euros au premier semestre 2025, soit une diminution de 9 % reflétant le caractère ponctuel de certains revenus de 2025 qui étaient liés au contexte de baisse des taux courts. Les revenus associés à l’activité de prêt sont, pour leur part, en hausse de 5,5 % et reflètent la croissance observée entre 2023 et 2025 ;
- les charges d’exploitation et les amortissements du Groupe s’établissent à 58 millions d’euros, soit une diminution de 3 % par rapport au premier semestre 2025. Cette amélioration repose sur une stricte maîtrise des frais de fonctionnement de Sfil et des effets fiscaux ;
- le coût du risque est en reprise de 1 million d’euros au 30 juin 2026. Rapporté aux actifs financiers comptabilisés au coût amorti, il représente une reprise de 0,01 point de base. Le bas niveau du coût du risque reflète la qualité des expositions de Sfil malgré une poursuite de dégradation de la situation financière des hôpitaux publics français.
4.1 États financiers
4.1.1 Actif
| (en millions d’euros) | Notes | 30.06.2026 | 31.12.2025 |
|---|---|---|---|
| Banques centrales | 2 501 | 2 380 | |
| Actifs financiers à la juste valeur par résultat | 4.1 | 1 373 | 1 448 |
| Instruments dérivés de couverture | 1 977 | 2 172 | |
| Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 4.3 | - | - |
| Actifs financiers au coût amorti | |||
| Prêts et créances sur établissements de crédit au coût amorti | 4.5 | 43 | 38 |
| Prêts et créances sur la clientèle au coût amorti | 4.5 | 58 870 | 57 177 |
| Titres au coût amorti | 4.5 | 9 561 | 9 402 |
| Écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux | (101) | (91) | |
| Actifs d’impôts courants | 1 | 9 | |
| Actifs d’impôts différés | 52 | 51 | |
| Immobilisations corporelles | 27 | 28 | |
| Immobilisations incorporelles | 20 | 19 | |
| Comptes de régularisation et actifs divers | 1 815 | 1 710 | |
| TOTAL DE L’ACTIF | 76 139 | 74 344 | |
4.1.2 Passif
| (en millions d’euros) | Notes | 30.06.2026 | 31.12.2025 |
|---|---|---|---|
| Banques centrales | - | - | |
| Passifs financiers à la juste valeur par résultat | 4.1 | 74 | 79 |
| Instruments dérivés de couverture | 3 375 | 3 570 | |
| Passifs financiers au coût amorti | |||
| Dettes envers les établissements de crédit au coût amorti | 4.5 | 1 401 | - |
| Dettes envers la clientèle au coût amorti | 4.5 | - | - |
| Dettes représentées par un titre au coût amorti | 4.5 | 69 419 | 68 753 |
| Écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux | 13 | 20 | |
| Passifs d’impôts courants | 4 | 2 | |
| Passifs d’impôts différés | 0 | - | |
| Comptes de régularisation et passifs divers | 210 | 221 | |
| Provisions | 8.1 | 13 | 13 |
| Dettes subordonnées | - | - | |
| CAPITAUX PROPRES | |||
| Capital | 1 445 | 1 445 | |
| Réserves et report à nouveau | 196 | 172 | |
| Gains ou pertes comptabilisés directement en capitaux propres | (34) | (29) | |
| Résultat de l’exercice | 24 | 96 | |
| TOTAL DU PASSIF | 76 139 | 74 344 | |
Attestation
Nous soussignés, Mme Virginie CHAPRON‑DU JEU et M. Philippe MILLS, attestons par la présente de l’adéquation des dispositifs de l’établissement en matière de gestion des risques, y compris de liquidité, et assurons que les systèmes de gestion des risques, y compris de liquidité, mis en place depuis la création de Sfil en février 2013 sont appropriés eu égard au profil et à la stratégie de l’établissement.
Fait à Paris, le 9 septembre 2026.
Rapport des commissaires aux comptes sur l’information financière semestrielle
Période du 1 janvier 2026 au 30 juin 2026
Sfil S.A. 112‐114 avenue Émile Zola 75015 Paris
Mesdames, Messieurs les Actionnaires,
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre assemblée générale et en application de l'article L.451‑1‑2 III du Code monétaire et financier, nous avons procédé à :
- l’examen limité des comptes semestriels consolidés résumés de la société, relatifs à la période du 1 janvier 2026 au 30 juin 2026, tels qu’ils sont joints au présent rapport ;
- la vérification des informations données dans le rapport semestriel d’activité.
Ces comptes semestriels consolidés résumés ont été établis sous la responsabilité du conseil d’administration. Il nous appartient, sur la base de notre examen limité, d’exprimer notre conclusion sur ces comptes.
Conclusion sur les comptes
Nous avons effectué notre examen limité selon les normes d’exercice professionnel applicables en France.
Un examen limité consiste essentiellement à s'entretenir avec les membres de la direction en charge des aspects comptables et financiers et à mettre en œuvre des procédures analytiques. Ces travaux sont moins étendus que ceux requis pour un audit effectué selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. En conséquence, l’assurance que les comptes, pris dans leur ensemble, ne comportent pas d’anomalies significatives obtenue dans le cadre d’un examen limité est une assurance modérée, moins élevée que celle obtenue dans le cadre d’un audit.
Sur la base de notre examen limité, nous n'avons pas relevé d’anomalies significatives de nature à remettre en cause la conformité des comptes semestriels consolidés résumés avec la norme IAS 34 - norme du référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne relative à l’information financière intermédiaire.
Vérifications spécifiques
Nous avons également procédé à la vérification des informations données dans le rapport semestriel d’activité commentant les comptes semestriels consolidés résumés sur lesquels a porté notre examen limité.
Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes semestriels consolidés résumés.
Fait à Paris La Défense et à Neuilly‑sur‑Seine, le 10 septembre 2026
KPMG S.A. Xavier DE CONINCK
PricewaterhouseCoopers Audit Antoine PRIOLLAUD
Attestation de la personne responsable
Je soussigné Philippe MILLS, directeur général de Sfil, atteste, à ma connaissance, que les comptes semestriels consolidés résumés pour le semestre écoulé sont établis conformément au corps de normes comptables applicables et donnent une image fidèle et honnête du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l’émetteur, ainsi que de l’ensemble des sociétés comprises dans la consolidation, et que le rapport semestriel d’activité présente un tableau fidèle des événements importants survenus pendant les six premiers mois de l’exercice, de leur incidence sur les comptes, des principales transactions entre parties liées ainsi qu’une description des principaux risques et des principales incertitudes pour les six mois restants de l’exercice.
Fait à Paris, le 10 septembre 2026
Philippe MILLS Directeur général