PRESS RELEASE

from CREDIT AGRICOLE D'ILLE-ET-VILAINE (EPA:CIV)

Crédit Agricole Ille-et-Vilaine : Mise à disposition du rapport financier semestriel 2026

CAISSE REGIONALE
DE CREDIT AGRICOLE MUTUEL D’ILLE-ET-VILAINE

Société coopérative à capital variable, établissement de crédit, société de courtage d’assurance immatriculée auprès de l’ORIAS sous le numéro 07 023 057

Siège social :
4, rue Louis Braille
Saint-Jacques-de-la-Lande
CS 64017 – 35040 Rennes Cedex
775 590 847 RCS Rennes
SIRET 775 590 847 01906 – APE 651 D

SOMMAIRE

Table des matières

1 Examen de la situation financière et du résultat au 30/06/2026............................................................ 4
2 Facteurs de risques et informations prudentielles ..............................................................................13
3 Rapport des commissaires aux comptes et comptes consolidés ..........................................................34
4 Attestation du responsable de l’information financière ..................................................................... 87
5 Glossaire ........................................................................................................................................ 88

1 EXAMEN DE LA SITUATION FINANCIERE ET DU RESULTAT AU 30/06/2026

1.1 LA SITUATION ECONOMIQUE
1.1.1 Environnement économique et financier global

RETROSPECTIVE PREMIER SEMESTRE 2026

L’environnement international a, de nouveau, été très agité au cours du premier semestre : la guerre opposant les Etats-Unis à l’Iran dans le golfe Persique s’est ajoutée à la succession déjà longue de chocs de nature et d’ampleur très diverses (de l’épidémie de Covid à la guerre en Ukraine, en passant par les droits de douane américains). Lancées le 28 février, les attaques conjointes, américaine et israélienne, contre l’Iran, suivies des représailles iraniennes, ont entraîné la fermeture effective du détroit d’Ormuz (32% du négoce de pétrole brut, 16% du négoce de produits pétroliers, 20% du négoce de GNL) et l’arrêt de la production de gaz naturel liquéfié au Qatar (deuxième producteur mondial de GNL après les États-Unis).

Outre un climat d’incertitude, ce conflit a suscité une flambée immédiate des prix du pétrole et du gaz mais aussi des craintes de crise énergétique de grande ampleur. Après s’être situé à environ 61 dollars/baril ($/baril) début janvier, le prix du pétrole (Brent) s’est brutalement redressé pour culminer à 118 $/baril fin mars puis de nouveau fin avril, après avoir diminué jusqu’à 90 $/baril sur fond d’espoirs de désescalade au Moyen Orient. Le prix du pétrole ne s’est franchement replié qu’à la faveur de la signature mi-juin d’un protocole d’accord (Memorandum of understanding, MoU) entre l'Iran et les États-Unis. Ce MoU prévoyait un cessez-le-feu, offrant aux belligérants 60 jours pour négocier les termes d’un véritable accord. Malgré les espoirs de paix (même incertaine et lointaine) et de réouverture, au moins partielle, du détroit d’Ormuz, à 73 $/baril au 30 juin, le prix excédait toujours son niveau de début d’année de 20%, avant de se redresser en raison de la reprise des hostilités armées début juillet1.

Alors que les anticipations d’inflation étaient revues à la hausse, les perspectives de croissance se sont dégradées, en particulier celles des importateurs nets de pétrole et de gaz, notamment l’Europe, et des pays fortement dépendants du Golfe pour leurs approvisionnement (tels Japon, Inde, Corée du Sud, Philippines). En revanche, les prévisions sur les Etats-Unis ont été peu révisées : ils sont désormais exportateurs nets d’énergie et l'économie américaine a, de fait, bien résisté au choc provoqué par la guerre en Iran. Au premier trimestre2, quoique décevante, la croissance du PIB américain (à 1,6% en variation trimestrielle annualisée) a pâti du ralentissement de la consommation des ménages mais a continué de profiter de la très forte accélération de l’investissement privé, notamment en équipements de traitement de l’information et en produits de la propriété intellectuelle, principalement des logiciels. Partant en janvier d’un niveau (2,4%) excédant déjà la cible de 2% de la Federal Reserve, l’inflation totale (sur 12 mois) s’est établie à 3,5% en juin après un pic à 4,2% en mai. L’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) ne s’est que très peu redressée (2,5% en janvier à 2,6% en juin). Cette quasi-stabilité suggère une diffusion limitée du choc inflationniste subi, en amont, par les prix de l’énergie et valide un scénario dans lequel les « effets de second tour » seraient contenus.

Dans la zone euro, le processus désinflationniste, bien abouti, s’est interrompu : l’inflation totale (HICP sur 12 mois) s’est redressée de 1,7% en janvier à 3,2% en mai avant de fléchir à 2,8% en juin. En revanche, l’inflation sous-jacente n’a que marginalement augmenté (de 0,2 point de pourcentage au cours du premier semestre, à 2,4% en juin). Au premier trimestre, la croissance (en variation trimestrielle) de la zone euro hors Irlande3 s’est établie à 0,3%. Globalement, ralentissement de la consommation des ménages, repli de l’investissement, contraction des exportations, résistance des importations – malgré une demande domestique terne – se sont conjugués pour susciter cette croissance faible. Malgré l’affaiblissement généralisé des moteurs domestiques d’expansion, les performances nationales sont hétérogènes : la croissance s’est révélée plus soutenue qu’anticipé en Allemagne (0,3%), en Italie (0,3%) et en Espagne (0,6%), compensant la contraction de sous-performance française (-0,1%). En France, la contraction du PIB s’explique, en partie, par des facteurs transitoires : légère baisse de la consommation des ménages largement imputable au repli de la consommation d’énergie (températures clémentes), repli de l’investissement des ménages partiellement lié à la suspension du guichet de MaPrimeRénov’, contraction de l’investissement des administrations publiques, reflet d’une pause des collectivités locales avant les élections municipales. Cette baisse constitue néanmoins une surprise défavorable notable car l’acquis de croissance pour 2026 à l’issue du premier trimestre n’atteint que 0,4%.

Du côté des marchés financiers, les taux d’intérêt souverains ont essentiellement évolué au gré des informations géopolitiques en provenance du golfe Persique, du cours du pétrole et de l’inflation courante ou anticipée.

Aux Etats-Unis, alors que la Federal Reserve avait abaissé le taux des Fed funds à 3,75% en décembre 2025 (soit une baisse cumulée de 175 points de base, pb, depuis septembre 2024), les marchés penchaient en faveur d’une poursuite de l’assouplissement et tablaient sur un taux terminal proche de 3% fin 2026 (notre scénario retenait un statu quo). La Fed n’a finalement pas modifié sa politique monétaire au cours du premier semestre. Cependant, en raison du déclenchement de la guerre dans le golfe Persique, du choc immédiat sur le prix du pétrole et du risque inflationniste, les taux d’intérêt se sont brutalement redressés (obligations souveraines, US Treasuries), notamment les échéances plus courtes entraînant un aplatissement de la courbe des taux d’intérêt (2/10 ans). Après un répit, les taux se sont de nouveau tendus et le rendement des US Treasuries à 10 ans s’est redressé jusqu’à culminer vers 4,80% mi-mai. A la faveur de la signature du MoU entre les Etats￾Unis et l’Iran mi-juin, les taux d’intérêt se sont repliés : la détente a été plus marquée sur les taux à 10 ans, les taux plus courts résistant en anticipation d’un resserrement monétaire de la Fed (anticipation d’environ +25 pb au second semestre 2026). Au 30 juin, les taux à 2 et 10 ans s’élevaient à respectivement 4,14% et 4,44% (3,47% et 4,19% au 2 janvier 2026).

Dans la zone euro, les taux ont emprunté des tendances similaires en dépit de tournures monétaires différentes. En début d’année, avec un taux de dépôt abaissé à 2% en juin 2025 au terme d’un assouplissement de 200 pb débuté en juin 2024, le retour de l’inflation à la cible de 2% couplé à une croissance correcte validait un scénario de statu quo monétaire de la BCE en 2026. Les taux d’intérêt s’étaient alors inscrits sur une tendance baissière avant de brutalement se redresser en raison de la guerre dans le golfe Persique. Entre leurs niveaux pré-guerre et leurs pics mi-mai, les taux souverains allemands à 2 et 10 ans ont ainsi grimpé, respectivement, de près de 75 pb et 55 pb (à 2,75% et 3,20%). En réaction à l’inflation, avérée et redoutée, la BCE a procédé à une hausse de ses taux directeurs (25 pb mi-juin). Les effets de ce resserrement, anticipé par les marchés, ont été éclipsés par l’accord signé entre les Etats-Unis et l’Iran qui a permis aux taux d’intérêt de baisser (au 30 juin, ils se situaient, respectivement, 2,53% et 2,91%). Lors de l’éclatement du conflit, les spreads des grands pays contre Allemagne (taux à 10 ans) se sont écartés, pénalisant en particulier l’Italie (spread contre Bund culminant à 97 pb fin mars, en raison de la vulnérabilité énergétique et d’une trajectoire budgétaire sous pression). Les spreads italien et espagnol se sont ensuite resserrés alors que la dérive du spread français se poursuivait (inquiétudes sur les comptes publics avec un déficit budgétaire qui avoisinerait 6% du PIB en 2026). Les primes espagnole, italienne et française contre Bund s’établissaient à, respectivement, 44, 69 et 75 pb au 30 juin 2026.

Au cours du premier semestre, parti d’un niveau élevé (à près de 1,18 USD début janvier 2026), l’euro ne s’est que légèrement déprécié contre dollar (de 2,6% au cours du semestre). Enfin, les marchés actions ont continué d’afficher des belles performances. Les indices Euro Stoxx 50, CAC 40 et S&P 500 ont, respectivement, progressé de 8,2%, 2,5% et 9,3% au premier semestre. Aux Etats-Unis, croissance toujours robuste, investissement en IA (et gains de productivité attendus), baisse des taux d’intérêt réels ont permis à la hausse anticipée des bénéfices des entreprises de se maintenir et de passer outre les valorisations déjà élevées. Les mêmes facteurs, moins puissants en Europe et tout particulièrement en France, expliquent des performances moindres.

PERSPECTIVES 2ND SEMESTRE 2026-2027

Le protocole d'accord signé mi-juin entre les Etats-Unis et l'Iran (Memorandum of Understanding, MoU, prévoyant un cessez-le-feu de 60 jours avant de parvenir à un accord de paix) a nourri les espoirs de détente sur le détroit d’Ormuz, voire d’ouverture immédiate et complète de cette voie stratégique. Elaboré après la signature de ce MoU (mais avant que les frappes ne reprennent début juillet), notre scénario est prudent et exclut une « normalisation » rapide : la route vers un apaisement pérenne sera longue et semée d’embûches. La reprise des flux maritimes ne sera que progressive ; les infrastructures pétrolières du Golfe relanceront leur production graduellement, à l'exception de quelques complexes lourdement endommagés. Compte tenu de la faiblesse des stocks pétroliers, cette détente seulement partielle justifie que les prix du pétrole demeurent élevés au cours du second semestre 2026, avant de se replier en 2027, tout en restant supérieurs à leur niveau pré-guerre. Pour les marchés gaziers mondiaux, une réouverture, même incomplète, du détroit d'Ormuz est également opportune, alors que les stocks européens de gaz naturel sont actuellement inférieurs à ceux observés lors de la crise énergétique de 2022.

Même en supposant une accalmie grâce à laquelle les prix de l’énergie baissent mais restent élevés, provoquant un choc inflationniste à diffusion limitée, les tributs payés en termes de croissance seront, sans grande surprise, très inégaux : en raison du prix de l’énergie, mais pas seulement. Les Etats-Unis sont désormais exportateurs nets d’énergie et bénéficieraient d’une corrélation positive entre les prix du pétrole et la croissance des investissements fixes non résidentiels. Alors que la santé financière des ménages reste très solide et que les dépenses d’investissement dans l’IA laissent encore augurer d’une année vigoureuse pour les investissements non résidentiels, la politique budgétaire apporte son soutien, avec l'entrée en vigueur de la loi dite « Big, Beautiful Bill », notamment par le biais de remboursements d’impôts. Si la croissance des salaires s’est assagie, le marché du travail résiste et le rythme des créations d’emplois devrait rester suffisant pour assurer le maintien du taux de chômage autour du niveau actuel, vers 4,3%. Le pic d’inflation serait passé et les effets de second tour, notamment visibles sur l'inflation sous￾jacente, resteraient contenus. L’inflation avoisinerait ainsi 3,5% fin 2026, puis 2,5% fin 2027. Quant à l’inflation sous-jacente, frisant les 2,9% à la charnière des années 2026-2027, elle clôturerait également 2027 autour de 2,5%. Des foyers de fragilité demeurent, mais paraissent confinés aux ménages à faibles revenus et aux petites entreprises, peu susceptibles de s’étendre à l’ensemble de l’économie. La croissance de 2,1% prévue pour 2026 égalerait donc celle de 2025, avant de connaître un léger ralentissement en 2027, tout en conservant un rythme soutenu (1,9%).

Dans la zone euro, l’épisode inflationniste dégrade les perspectives de croissance, davantage que celles de ses proches concurrents. Les facteurs de perte de compétitivité s’accumulent. La faiblesse de la demande extérieure nette érode la croissance dont les moteurs internes faiblissent, avant même que l’effet négatif de la guerre dans le golfe Persique n’ait pu se déployer et sans tenir compte des facteurs exceptionnels (dont la chute du PIB irlandais au premier trimestre). Les indicateurs suggèrent un ralentissement de la dégradation conjoncturelle, compatible avec une stabilisation du PIB au deuxième trimestre. Malgré une croissance faible en rythme trimestriel jusqu’à la fin de l’année, l’acquis de croissance élevé permet d’espérer un taux de croissance (hors Irlande) de 0,8% en 2026. La zone euro échapperait ainsi à la récession, grâce à des fondamentaux relativement robustes et un choc inflationniste transitoire. Les taux d’inflation totale et sous-jacente approcheraient respectivement 3% et 2,5% fin 2026, avant de converger tous deux vers 2,2% fin 2027, année au cours de laquelle, grâce à une normalisation sans véritable rebond, la croissance ne dépasserait pas 0,9%.

En France, l’activité ne devrait progresser que faiblement dans les prochains trimestres et la croissance diminuerait ainsi à 0,6% en 2026 (après 0,9% en 2025), pénalisée par l’atonie de la demande intérieure privée dans un contexte de regain d’inflation et de forte incertitude. L’activité accélèrerait progressivement en 2027, grâce au rebond de la consommation des ménages et de l’investissement privé, mais celui-ci resterait timide, et la croissance n’attendrait que 0,8%. Le taux de chômage devrait légèrement progresser en 2026 puis se stabiliser en 2027 (8,2% en moyenne annuelle en 2026 et 2027 après 7,7% en 2025). L’inflation (au sens de l’indice des prix à la consommation) culminerait à 1,8% en moyenne annuelle en 2026 puis diminuerait à 1,5% en 2027.

Le scénario suppose donc un choc inflationniste substantiel mais ne « dégénérant » pas, car les effets de second tour seraient très limités et les anticipations d’inflation resteraient « ancrées ». Dans un contexte de forte incertitude, pour s’assurer que l’inflation sous-jacente ne s’emballe, les banques centrales devraient toutefois demeurer vigilantes. En dépit d’un risque désormais haussier, la Fed devrait rester sur pause durant toute l’année 2026 qu’elle terminerait avec une borne supérieure de la fourchette du taux des Fed funds à 3,75 %. À la faveur du ralentissement plus marqué de l’inflation, la Fed procèderait à une dernière baisse au deuxième trimestre 2027, se traduisant par un taux terminal à 3,50%.

Quant à la BCE, après avoir relevé de 25 points de base (pb) ses taux d'intérêt le 11 juin (taux de dépôt à 2,25%), son approche flexible, sans engagement sur une trajectoire prédéterminée de hausse des taux, reflète le niveau élevé des incertitudes entourant les perspectives d’inflation mais aussi de croissance. La BCE pourrait relever de nouveau ses taux à deux reprises cette année. Le resserrement pourrait cependant être limité à une hausse unique, portant ainsi le taux de dépôt à 2,50%. Un assouplissement limité à 25 pb interviendrait en 2027.

L’inflation, courante mais aussi anticipée par les marchés, s’est déjà traduite par une hausse significative des taux d’intérêt. Notre scénario de « normalisation imparfaite » suppose que les prix de l’énergie ne contrarient pas un repli de l’inflation puis une détente monétaire (certes lointaine). Dans ce contexte, les taux d’intérêt (swaps) pourraient timidement baisser, mais en 2027. Aux États-Unis, après avoir subi une hausse significative de la prime de terme et une fois passé le pic prévu cet été, les taux souverains à 10 ans (US Treasuries) approcheraient 4,55% fin 2026. Dans la zone euro, le rendement allemand à 10 ans (Bund) se redresserait pour culminer vers 3,20% en décembre 2026, impliquant des rendements français et italiens proches de 4%.

Enfin, du côté du change, l’espoir d’apaisement des hostilités dans le golfe Persique a contribué à dynamiser l’appétit pour le risque. En supposant une accalmie, même précaire, au Moyen-Orient, les fondamentaux devraient de nouveau motiver les mouvements des devises. Or, la comparaison entre les résultats économiques américains et ceux de la « vieille Europe » ne joue pas en faveur de l’euro, qui devrait se déprécier et atteindre environ 1,13 dollar fin 2026.

1.1.2 Environnement local et positionnement de la CR sur son marché

La Caisse régionale d’Ille-et-Vilaine bénéficie d’un territoire dynamique d’un point de vue démographique et économique. Avec 1,1 million d’habitants la population brétilienne croît de +0,9 % par an en moyenne depuis 2017 (contre 0,4 % pour la France métropolitaine) et représente plus d’un tiers de la population bretonne.

Le taux de chômage est en légère augmentation à 6,6 % au T1 2026 (8,1% au niveau national) contre 6,0% au T1 2025.

Les encours de collecte progressent de 2,4 % sur 1 an (à fin avril 2026) et les encours de crédit sont en hausse de 1,3 % sur 1 an (à fin avril 2026) sur le département.

Le Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine, Entreprise à Mission, entend poursuivre sa stratégie de développement, en tant que partenaire économique de premier plan au service du dynamisme et de l’attractivité de son territoire.

1.1.3 Activité de la Caisse régionale au cours de l’exercice

La Caisse régionale a accueilli plus de 14 200 nouveaux clients sur le 1er semestre 2026 et compte désormais près de 548 000 clients dont 63% sont sociétaires, confirmant ainsi l’attractivité de son modèle mutualiste.

L’encours total de collecte augmente de 5,45 % sur un an, à 21,5 Mds€ avec :

  • Une progression de la collecte monétaire de +5,8%
  • Une croissance des livrets à +3,3%
  • Un accroissement de 9,8% des encours d’assurance-vie.

Les parts de marché collecte sont de 25,67 % à fin avril 2026, en baisse versus avril 2025 (25,94%).

L’encours de crédit progresse de 1,1 % pour atteindre 16,5 Mds€. Il est stable sur l’habitat et la trésorerie (respectivement -0,1% et +0,1%), et progresse de 2,3% sur l’équipement

Les parts de marché crédit sont de 27,66 % à fin avril 2026 en légère baisse versus avril 2025 (27 ,84%).

Fort de son modèle de banque universelle, la Caisse régionale continue d’équiper en assurances ses clients. Ainsi, le nombre de contrats d’assurance des biens et des personnes progresse de 4,1 % sur un an.

Enfin, les services proposés par le Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine restent également attractifs avec notamment les formules Ma Banque au Quotidien,: près de 134 000 au 30/06/2026.

1.1.4 Les faits marquants

Les faits marquants de l’exercice sont détaillés dans les annexes aux comptes consolidés de la Caisse régionale.

1.2 ANALYSE DES COMPTES CONSOLIDES
1.2.1 Présentation du groupe de la Caisse régionale

La Caisse régionale du Crédit Agricole Ille-et-Vilaine présente des comptes consolidés en appliquant les normes de consolidation prévues dans le référentiel international. En accord avec les autorités de régulation française, le Crédit Agricole a défini une société-mère conventionnelle régionale constituée de la Caisse régionale et des Caisses locales qui lui sont affiliées.

Le groupe est donc constitué de :

  • La Caisse régionale du Crédit Agricole Ille-et-Vilaine
  • 46 Caisses locales du Crédit Agricole affiliées à la Caisse régionale
  • 2 fonds dédiés : Emeraude croissance et Everbreizh
  • 4 sociétés de titrisation : FCT Crédit Habitat 2022, FCT Crédit Habitat 2024, FCT Crédit Habitat 2025 et FCT Crédit Habitat 2026
  • La SAS Croix Rocheran
  • La SASU Crédit Agricole Ille-et-Vilaine Expansion
  • La SAS Foncière du Trégor

Ces sociétés sont toutes consolidées selon la méthode de l’Intégration Globale.

1.2.2 Contribution des entités du groupe de la Caisse régionale

En K€

Contribution des entités du groupe de la Caisse régionaleContribution au PNB consolidé du Groupe de la Caisse régionaleContribution au Résultat brut d’exploitation consolidé du Groupe de la Caisse régionaleContribution au Résultat net consolidé du Groupe de la Caisse régionale
Caisse régionale168 80062 38952 899
Caisses locales5 1894 7003 437
FD Emeraude croissance1 7601 7601255
FD Everbreizh569756974228
FCT1 5561 5561131
SAS Croix Rocheran185-232-232
SASU Crédit Agricole Ille-et-Vilaine Expansion47-171-106
SASU Foncière du Trégor-81

Le résultat du groupe d’entités consolidées de la Caisse régionale est porté principalement par la Caisse régionale elle-même. Les activités des filiales ne représentent qu’une contribution non significative au résultat du Groupe Crédit Agricole Ille-et-Vilaine.

1.2.3 Résultat consolidé

En K€

30/06/202630/06/2025Variations
Montants
%
PNB183 234167 50115 7339,4%
Charges générales d’exploitation-102 735-99 286-3 4493,5%
Résultat brut d’exploitation75 69963 42412 27519,4%
Coût du risque-7 807-10 5512 744-26,0%
Résultat d’exploitation67 89252 87315 01928,4%
Résultat avant impôt67 81252 87714 93528,2%
Impôt sur les bénéfices-5 281-1 908-3 373176,8%
Résultat net62 53150 96911 56222,7%
Résultat net part du Groupe62 53150 96911 56222,7%

Le Produit Net Bancaire s’élève à 183,2 M€ en hausse de 9,4%. Il se compose de :

  • Des produits et charges d’intérêts et assimilés. La marge sur intérêts s’élève à 52,5 M€ en hausse de 41% par rapport à juin 2025 avec une baisse des produits d’intérêts de -3% et une plus forte baisse des charges de -8%.
  • Des commissions nettes qui s’établissent à 74,2€ en baisse de 3,5 % avec une augmentation de la sinistralité sur l’IARD.
  • Des gains ou pertes nets sur instruments financiers :
    • à la juste valeur par résultat pour 2,4M€.
    • à la juste valeur par capitaux propres pour 53,8 M€.

Les charges d’exploitation sont en hausse par rapport à 2025 à 102,7M€ :

  • Les frais de personnel progressent de 3,7 M€.
  • Les impôts et taxes baissent de 0,2M€ et atteignent 2,9 M€ au 30/06/2026.
  • Le coût des services extérieurs et les autres charges générales d’exploitation sont stables s’élèvent à 34,7€.

Le résultat brut d’exploitation s’établit à 75,7 M€ en hausse de 19,4% et le coût du risque à 7,8 M€ contre 10,6 M€ au 30 juin 2025.

La charge fiscale au 30 juin 2026 augmente pour atteindre 5,3M€ (1,9M€ au 30/06/2025).

Ainsi, le résultat net s’élève à 62,5 M€ en hausse de 11,6M€.

1.2.4 Bilan consolidé et variations des capitaux propres
30/06/2026
Bilan ACTIF
(en milliers d'euros)
30/06/2026
Montants
31/12/2025Variation
Montants
%
Caisse, banques centrales59 84157 2852 5564,46%
Actifs financiers à la juste valeur par résultat341 664285 40356 26119,71%
Actifs financiers détenus à des fins de transaction36 60336 717-114-0,31%
Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat305 061248 68656 37522,67%
Instruments dérivés de couverture359 856382 729-22 873-5,98%
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres2 286 7602 135 760151 0007,07%
Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables602 415503 48198 93419,65%
Instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables1 684 3451 632 27952 0663,19%
Actifs financiers au coût amorti18 224 24918 296 103-71 854-0,39%
Prêts et créances sur les établissements de crédit1 333 2531 478 295-145 042-9,81%
Prêts et créances sur la clientèle16 151 82516 068 62983 1960,52%
Titres de dettes739 171749 179-10 008-1,34%
Écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux-252 843-260 8287 985-3,06%
Actifs d'impôts courants et différés63 78262 3731 4092,26%
Comptes de régularisation et actifs divers237 668259 915-22 247-8,56%
Actifs non courants destinés à être cédés et activités abandonnées00
Participation dans les entreprises mises en équivalence5 4745 574
Immeubles de placement8 9579 362-405-4,33%
Immobilisations corporelles99 47596 4503 0253,14%
Immobilisations incorporelles462442200,00%
Écarts d'acquisition
TOTAL DE L'ACTIF21 434 92921 330 128104 8010,49%
30/06/2026
Bilan PASSIF
(en milliers d'euros)
30/06/2026
Montants
31/12/2025Variation
Montants
%
Passifs financiers à la juste valeur par résultat35 48835 425630,18%
Passifs financiers détenus à des fins de transaction35 48835 425630,18%
Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option00
Instruments dérivés de couverture118 876131 054-12 178-9,29%
Passifs financiers au coût amorti17 843 15217 844 530-1 378-0,01%
Dettes envers les établissements de crédit11 784 91212 067 994-283 082-2,35%
Dettes envers la clientèle6 006 5505 731 327275 2234,80%
Dettes représentées par un titre51 69045 2096 48114,34%
Écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux2 3952 2821134,95%
Passifs d'impôts courants et différés5 5704515 1191135,03%
Comptes de régularisation et passifs divers556 057576 225-20 168-3,50%
Dettes liées aux actifs non courants destinés à être cédés et activités abandonnées00#DIV/0!
Provisions36 12230 8505 27217,09%
Dettes subordonnées000#DIV/0!
Total dettes18 597 66018 620 817-23 157-0,12%
Capitaux propres2 837 2692 709 311127 9584,72%
Capitaux propres part du Groupe2 837 2562 709 298127 9584,72%
Capital et réserves liées399 255363 01236 2439,98%
Réserves consolidées1 666 5611 617 36449 1973,04%
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres708 910663 56245348,013466,83%
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur activités abandonnées000#DIV/0!
Résultat de l'exercice62 53165 360-2 829-4,33%
Participations ne donnant pas le contrôle12120,141,17%
TOTAL DU PASSIF21 434 92921 330 128104 8010,49%

Le total du bilan consolidé au 30 juin 2025 s’élève à 21 435 M€.

A l’actif, trois postes représentent à eux seuls 92% du total bilan. Il s’agit :

  • Des prêts et créances sur la clientèle pour 16 152 M€ en hausse de 0,5% sur l’année. Cet encours représente 75 % du total de l’actif de la Caisse régionale. Les dépréciations associées à ces prêts et créances sur la clientèle s’élèvent à 337 M€ dont 57 % sont des actifs soumis à une perte attendue (B1 et B2) et 43 % des actifs dépréciés (B3).
  • Des prêts et créances sur les établissements de crédits pour 1 333M€.
  • Des actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres qui représentent 11 % du total bilan soit 2 287 M€ dont 602 M€ sur des instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables et 1 684 M€ sur des instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables.

On retrouve également à l’actif les titres de dettes (739 M€), les actifs financiers à la juste valeur par résultat (305 M€) et les comptes de régularisations et actifs divers (238 M€).

Au passif, trois postes représentent 96 % du total du bilan consolidé. Il s’agit :

  • Des dettes envers les établissements de crédits. Ce poste atteint 11 585M€, il représente 55 % du total bilan. Elles sont principalement composées des avances miroirs, avances traditionnelles, avances spécifiques, avances globales, et autres refinancement (emprunt en blanc auprès de Crédit Agricole SA)
  • Des dettes envers la clientèle qui s’élèvent à 6 007 M€ soit 28 % du total bilan. Elles correspondent principalement aux dépôts à vue et aux dépôts et comptes à terme détenus par la clientèle. Le montant des comptes ordinaires créditeurs de la clientèle s’élève au 30 juin 2026 à 3 795 M€.
  • Des capitaux propres à 2 837M€, ils pèsent pour 13 % du total bilan. Ils sont composés du capital, des réserves, du résultat de l’exercice et des gains/pertes comptabilisés directement en capitaux propres.

On retrouve également au passif les dettes représentées par un titre (51,7 M€) et les comptes de régularisations et actifs divers (556M€).

1.2.5 Activité et résultat des filiales

Endettement des entités consolidées (hors Caisse régionale, Caisses locales et STT) :

Données sociales en K€

FilialesTotal des dettes (A)Dont dettes contractualisées avec une entité consolidée (groupe Caisse régionale)Capitaux propres (B)Taux d’endettement (A) / (B)
FD Emeraude croissance3 0920224 6431%
FD Everbreizh9 7890366 8153%
SCI Croix Rocheran35 20433 97821 339165%
SASU Crédit Agricole Ille-et-Vilaine Expansion2551268 0353%

Le 02 avril 2012, le Groupe a acquis 99,99% des parts du fonds dédié Emeraude croissance. Cette entité est intégrée au périmètre de consolidation du Groupe « Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine ». L’impact résultat pour le Groupe au 30/06/2026 est de +1 255 K€

Le 02 Juin 2015, le Groupe a acquis 99,99% des parts du fonds dédié Everbreizh. Cette entité est intégré au périmètre de consolidation du Groupe « Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine ». L’impact résultat pour le Groupe 30/06/2026 est de + 4 228 K€.

Au 31 décembre 2018, la Caisse régionale d’Ille-et-Vilaine a intégré pour la première fois, dans ses comptes consolidés, la SAS LA CROIX ROCHERAN. La consolidation de cette entité au cours des exercices précédents ne se justifiait pas en l’absence d’activité opérationnelle. Le changement d’activité et de dimension de la SAS LA CROIX ROCHERAN (réceptions et mise en location en 2019 d’appartements en prêt locatif social) a motivé son intégration au périmètre de consolidation. L’impact résultat pour le Groupe au 30/06/2026 est de -232 K€.

Au 31 décembre 2020, la Caisse régionale d’Ille-et-Vilaine a intégré pour la première fois, dans ses comptes consolidés, la SASU CREDIT AGRICOLE ILLE ET VILAINE EXPANSION. La consolidation de cette entité au cours des exercices précédents ne se justifiait pas en l’absence d’activité significative. L’impact résultat pour le Groupe au 30/06/2026 est de - 106 K€.

Le 31 mars 2025, le Groupe a acquis 28,11% des parts de la SAS FONCIERE DU TREGOR. Cette entité est intégrée au périmètre de consolidation du Groupe « Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine ». L’impact résultat pour le Groupe au 30/06/2026 est de -81 K€

1.3 ANALYSE DES COMPTES INDIVIDUELS
1.3.1 Résultat financier sur base individuelle

Montant en K€

30/06/202630/06/2025Variations
Montants
%
PNB174 915164 06910 846+6,6%
Charges générales d'exploitation-106 051-102 5473 504+3,4%
Résultat brut d'exploitation68 86461 5227 342+11,9%
Coût du risque- 7 061- 9 679-2 619-27,1%
Résultat d'Exploitation61 80351 8439 961+19,2%
Résultat avant impôt61 74251 26610 477+20,4%
Impôt sur les bénéfices-4 224-3 1941 030+32,2%
Résultat net54 51846 0718 447+18,3%

Le Produit Net Bancaire s’élève au 30 juin 2026 à 175,0 M€, en nette progression par rapport au 30 juin 2025. Il se décompose de la façon suivante :

  • Une forte hausse de la marge d’intermédiation globale de 50,6% à 33,0M€ (vs 21,9 M€ au 30/06/2025). Le taux de marge lié à l’activité crédits-ressources se redresse nettement en 2026 ( 44 bps vs 22 bps en 2025) avec un rendement des crédits en hausse de + 16 bps et un cout de la ressource en baisse de – 6 bps
  • La diminution des produits liés aux réserves de liquidité est principalement liée à la baisse de l’Euribor 3 mois (2,15 % au S1 2026 vs 2,33% au S1 2025) et à la hausse de l’inflation au T2
  • Une baisse de la marge sur commissions de 2,9% en lien avec la sinistralité sur les assurances, notamment en IARD.

La marge sur portefeuille est en progression en lien avec la hausse des dividendes et des titres d’investissement partiellement compensée par la diminution des plus-values extériorisées.

Les charges de fonctionnement nettes atteignent 106,1M€, en hausse de 3,4 % par rapport à 2025. Celles-ci se composent :

  • des charges de personnel pour 65,0 M€ (+5,9%) avec une hausse des effectifs, des rémunérations et de l’intéressement. .
  • des autres charges de fonctionnement, stables à 41,1M€.

Ainsi, le résultat brut d’exploitation s’élève à 68,9 M€ en hausse de 11,9 % par rapport au 1er semestre 2025.

Le coût du risque baisse de 27,1% par rapport au 1er semestre 2025. Au 30 juin 2026, le taux de CDL est de 1,80 % (En capital - hors créances rattachées et accessoires) et le taux de couverture de ces créances s’élève à 47,9%.

La charge fiscale passe de 3,2M€ en juin 2025 à 4,2 M€ en juin 2026.

Le résultat net ressort à 54,5 M€, en progression de +18,3% par rapport au 1er semestre 2025.

1.4 CAPITAL SOCIAL ET SA REMUNERATION

Au 30 juin 2026, le capital social de la Caisse régionale ne varie pas par rapport au 31 décembre 2025 à 92,3 M€.

Sa répartition est la suivante :

Répartition du capital au 30/06/2026Capital nominalNombre%
Certificats coopératifs d’investissement33 995 666,002 229 22436,83
Dont part du public + Predica18 140 058,001 189 51219,65
Dont Sacam Mutualisation15 242 009,00999 47616,51
Dont part auto-détenue (*)613 599,0040 2360,66
Certificats coopératifs d’associés (CCA)7 864 882,50515 7308,52
Dont Sacam Mutualisation7 864 882,50515 7308,52
Parts sociales50 455 174,003 308 53654,66
Dont Caisses locales50 454 701,253 308 50554,65
Dont administrateurs Caisse régionale457,5030,00N.S
Dont Sacam Mutualisation15,251,00N.S
TOTAL92 315 722,506 053 490,00100,00

(*) titres détenus au travers du contrat de liquidité

On notera que Sacam Mutualisation détient 25 % du capital de la Caisse régionale.

1.5 ÉVENEMENTS POSTERIEURS A LA CLOTURE ET PERSPECTIVES
1.5.1 Evénements postérieurs à la clôture

La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine n'a pas constaté d'événements postérieurs à la clôture.

1.5.2 Les perspectives

À mi-parcours de l'exercice, notre Caisse régionale affiche de solides résultats et confirme la pertinence de sa stratégie. Les perspectives pour le second semestre s'inscrivent dans la continuité des orientations prises, avec une attention particulière portée à trois axes majeurs qui structurent notre développement.

1.Développement des ressources humaines

Face aux évolutions du secteur bancaire et aux attentes croissantes de notre clientèle, nous poursuivons le développement des expertises de nos collaborateurs. Cette montée en compétences s'accompagne d'une spécialisation accrue des métiers, nous permettant d'offrir un conseil toujours plus adapté et personnalisé à nos clients.

2.Satisfaction client

La satisfaction de nos clients demeure au cœur des préoccupations du Crédit Agricole et constitue un point d'attention majeur pour notre Caisse régionale. Les résultats des dernières enquêtes menées auprès de nos clients professionnels et agricoles témoignent d'un renforcement significatif de leur satisfaction, confirmant la pertinence de notre approche relationnelle et de nos services.

3.Ancrage territorial

Nous réaffirmons notre statut de banque de proximité en maintenant une présence forte sur l'ensemble du territoire. L'ouverture prochaine d'une nouvelle agence à Rennes, dans le quartier de Maurepas, illustre notre volonté de répondre aux besoins et aux attentes des habitants de ce secteur en développement.

Ces trois axes stratégiques constituent les fondements de notre développement pour les mois à venir. La convergence entre performance commerciale, excellence opérationnelle, satisfaction client et proximité territoriale nous positionne favorablement pour poursuivre notre croissance. Et enfin nous renforçons notre rôle d'acteur économique majeur au service de notre territoire et de nos sociétaires.

1.6 INFORMATIONS DIVERSES
1.6.1 Informations spécifiques sur les opérations réalisées dans le cadre de rachat de CCI autorisé par l’assemblée générale du 26/03/2026

Le bilan semestriel du contrat de liquidité a été publié sur la page Informations réglementées du https://www.credit-agricole.fr/ca-illeetvilaine/

1.6.2 Calendrier des publications des résultats

Les résultats sont publiés auprès de l’AMF et sur le site Internet de la Caisse régionale du Crédit Agricole Ille-et-Vilaine selon le calendrier de publication en ligne sur la page Informations réglementées du https://www.credit-agricole.fr/ca-illeetvilaine/

2 FACTEURS DE RISQUES ET INFORMATIONS PRUDENTIELLES

2.1 INFORMATIONS PRUDENTIELLES

COMPOSITION ET PILOTAGE DU CAPITAL

Dans le cadre des accords de Bâle 3, le règlement (UE) n°575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 (Capital Requirements Regulation, dit “CRR”) tel que modifié par CRR n°2024/1623 (dit “CRR 3”) impose aux établissements assujettis (incluant notamment les établissements de crédit et les entreprises d’investissement) de publier des informations prudentielles. Ces informations sont à disposition sur le site internet suivant dans le document « Informations au titre du Pilier 3 » : https://www.credit-agricole.fr/ca￾illeetvilaine/particulier/informations-reglementees1.html

SITUATION AU 30 JUIN 2026

L’adéquation du capital en vision réglementaire porte sur les ratios de solvabilité et sur le ratio de levier. Chacun de ces ratios rapporte un montant de fonds propres prudentiels à une exposition en risque ou en levier.

Fonds propres prudentiels phasés simplifiés (en milliers d'euros) et ratios de solvabilité et de levier (en %)30/06/202631/12/2025
FONDS PROPRES DE BASE DE CATEGORIE 1 (CET1)1 373 9861 356 040
dont Instruments de capital et réserves2 764 4762 682 510
dont Filtres prudentiels et autres ajustements réglementaires(1 390 491)(1 326 470)
FONDS PROPRES ADDITIONNELS DE CATEGORIE 1--
FONDS PROPRES DE CATEGORIE 1 (TIER 1)1 373 9861 356 040
FONDS PROPRES DE CATÉGORIE 225 35324 776
FONDS PROPRES TOTAUX1 399 3391 380 816
TOTAL DES EMPLOIS PONDÉRÉS (RWA)6 739 0386 642 924
RATIO CET120,39%20,41%
RATIO TIER 120,39%20,41%
RATIO TOTAL CAPITAL20,76%20,79%
TOTAL DE L'EXPOSITION EN LEVIER19 229 29919 049 336
RATIO DE LEVIER7,15%7,12%

Au 30 juin 2026, les ratios de solvabilité et le ratio de levier de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel d’Ille et Vilaine sont au-dessus des exigences minimales qui s’imposent.

2.2 FACTEURS DE RISQUES ET GESTION DES RISQUES

Risques de crédit et de contrepartie

OBJECTIFS ET POLITIQUE DE GESTION DES RISQUES

La politique de prévention et de suivi des risques de contreparties de la Caisse régionale d’Ille-et-Vilaine est basée sur la responsabilisation des acteurs réseau et concilie maîtrise des risques et développement commercial dans le respect de la règlementation.

Le processus de la gestion du risque répond aux objectifs suivants :

  • Traiter le risque le plus en amont possible dans une logique de « relation durable » ;
  • Organiser un traitement personnalisé des clients en difficulté ;
  • Améliorer les performances de la Caisse sur les risques de crédit ;
  • Assurer la fonction de recouvrement pour les dossiers au-delà de 50 ou 60 jours d’incidents et ce, jusqu’à 120 jours.

GESTION DU RISQUE

La stratégie risque de la Caisse régionale définit la politique générale en matière :

  • D’entrée en relation,
  • De règles de délégation d’octroi de crédits et paiement,
  • De division et de partage du risque en fonction de la qualité du client et du volume des engagements,
  • De distribution des prêts à moyen terme et des garanties,
  • De crédits de trésorerie,
  • De suivi des risques (répartition des clients par marché, suivi des encours consolidés et des opérations spécifiques).

ORGANISATION DE LA FONCTION RISQUE ET DISPOSITIF DE SURVEILLANCE

L’organisation des risques au sein de la Caisse régionale d’Ille-et-Vilaine repose sur :

  • La mise en œuvre de trois phases de recouvrement : commercial, amiable et contentieux,
  • Un traitement du risque spécifique pour chaque marché,
  • La volonté de maintenir « une relation durable ».

Sous la responsabilité du Directeur des Finances Recouvrement et Participations, le Comité des Risques se réunit mensuellement. Sous la responsabilité du Contrôle Permanent et en présence de la Direction Générale le Comité des Grands Risques se réunit trimestriellement.

Les objectifs de ces Comités s’articulent autour de deux missions majeures :

  • Le suivi et le contrôle des risques de contreparties sur tous les marchés,
  • Le niveau et les modalités de provisionnement des créances douteuses et litigieuses.

Au cours de ces Comités des Risques sont analysés, les tableaux de bord risques crédit, la liste des dossiers significatifs entrés en recouvrement amiable ou contentieux depuis le dernier comité de même que celle des dossiers examinés au cours des Comités précédents.

De même, des Comités Risques spécifiques sont régulièrement organisés sur certaines filières (PIM, FEL, …). En cas de constat de dégradation sur des secteurs donnés, des comités spéciaux temporaires peuvent être mis en place pour suivre le risque au plus près (exemple : filière porc￾lait).

Des revues de portefeuilles sont réalisées 2 fois par an pour le marché des Entreprises et 4 fois par an pour les marchés des clientèles des particuliers, des professionnels, de l’économie solidaire et sociale et de l’agriculture. Elles ont pour objectif d’analyser les dossiers sélectionnés à partir de critères tels que le montant de l’EAD et la dégradation de notes.

Ces revues permettent :
De détecter les affaires fragiles,
D’adopter un positionnement clair sur les dossiers,
D’assurer un suivi des actions décidées lors des revues précédentes.

Une revue des Grands Engagements complète le dispositif de surveillance. Celle-ci est réalisée annuellement sous la responsabilité du Contrôle Permanent et en présence de la Direction Générale. Elle vise à :
Examiner annuellement les 50 plus gros engagements de la Caisse régionale,
Donner à la Direction Générale une vision synthétique des 50 plus gros engagements de la Caisse Régionale en EAD,
Contrôler le respect des règles de la politique crédit,
Adopter un positionnement clair sur les dossiers.

Par ailleurs, la Caisse régionale s’est appuyée sur le système de notation « Bâlois » pour déterminer à l’actif de son bilan des dépréciations. Depuis le 1er janvier 2018, la Caisse régionale applique la nouvelle norme comptable IFRS9.

Les provisions IFRS9 s’élèvent à 206,2 M€ au 30 juin2026 dont 56,5 M€ sur EL (perte attendue) à 1 an (créances saines) et 149,7 M€ sur EL à maturité (créances dégradées).

METHODOLOGIE ET SYSTEME DE NOTATION

Le dispositif « Bâlois » de notation interne de la clientèle de la Banque de Détail et de la Banque de Grande Clientèle est opérationnel depuis 2005. Il permet d’évaluer contrat par contrat le risque pris par la Caisse régionale auprès de ses clients, de globaliser l’ensemble des risques, d’obtenir une vue consolidée des risques encourus par contrepartie ou par groupe de contreparties, et ainsi d’ajuster les provisions. Grâce au dispositif de risques opérationnels, la Caisse régionale peut vérifier son niveau de couverture de risques par les fonds propres. Autorisé fin 2007, le dispositif « Bâlois » pour la Banque de Détail, a fait l'objet, en 2009, d'une mission de suivi par l'Inspection de la Commission Bancaire. Suite à la mission notation entreprise en Caisse régionale (mission Vuarlot) en 2016, la BCE a confirmé l’autorisation accordée à Crédit Agricole S.A et aux 39 caisses régionales d’utiliser l’approche IRB-F pour les expositions sur les entreprises des caisses régionales.

L’intégration du dispositif « Bâlois » au sein de la Caisse régionale est suivie dans trois domaines :

  • La communication : une grande attention est portée sur le niveau de connaissance pratique de « Bâloise » par les experts métier (crédit / marketing / réseau) ;
  • L’intégration dans les Projets Nationaux (octroi crédits habitats ; octroi crédits à la consommation,…) ;
  • L’intégration dans les autres processus opérationnels (distribution des crédits, suivi des risques, provisions et recouvrement, marges crédit).

Les outils LUC (Logiciel Unique de Cotation) pour la Banque de Détail et un moteur central CAsa du processus GERICO (Gestion du Risque de Contrepartie) pour la Banque des Entreprises déterminent, pour chaque contrepartie, le montant de la perte attendue en cas de défaut, comme l’impose la réglementation Bâloise dans sa méthodologie pour apprécier le risque lié au crédit.

En mars 2022, la Caisse régionale d’Ille-et-Vilaine a rejoint le Centre d’Aide à la Notation de l’Ouest (groupement de Caisses régionales pour l’activité Notation de la Grande Clientèle (Entreprises, Collectivités Publiques, Professionnels de l’immobilier).

MECANISMES DE REDUCTION DU RISQUE DE CREDIT

Dans le cadre de sa politique risque, la Caisse régionale d’Ille-et-Vilaine se contre-garantit auprès d’autres établissements de crédit pour 615,15 M€ au 30 juin 2026 (626,46 M€ au 30 juin 2025).

Elle bénéficie par ailleurs de garanties reçues de l’Etat ou d’organismes para publics tels que le FGAS pour assurer le risque de contreparties sur les prêts à taux 0 % et les prêts PAS.

Ces engagements reçus s’élèvent à 1 076,15 M€ au 30 juin 2026 (1 060,61 M€ au 30 juin 2025).

Enfin, la Caisse régionale mène une politique dynamique de couverture de ses prêts habitat via l’organisme de caution mutuelle du groupe Crédit Agricole, la CAMCA à hauteur de 5 296,55 M€ au 30 juin 2026 contre 5 280,30 M€ au 30 juin 2025.

Par ailleurs, la Caisse régionale n’a pas recours aux instruments dérivés de crédit..

LES CREANCES DOUTEUSES ET LITIGIEUSES (CONSOLIDE)

L’encours des créances douteuses et litigieuses s’élève à 291,65 M€ à fin juin 2026 contre 283,43 M€ à fin décembre 2025.

Le taux des créances douteuses et litigieuses est de 1,80% à fin juin 2026 contre 1,76% au 31 décembre 2025.

Le taux de couverture par les dépréciations traduit la politique prudente de gestion des risques (47,88% contre 48,68% au 31 décembre 2025).

EXPOSITION

 Exposition par agent économique

Depuis le passage à IFRS9, l’exposition, par agent économique est donnée par le tableau ci-dessous renseigné au 30/06/2026 dont encours faisant l’objet de mesures de renégociation pour 223 649 milliers d’euros au 30/06/2026 et 183 654 milliers d’euros au 31/12/2025.

 Evaluation de la concentration du risque de crédit par agents économiques - actifs financiers au coût amorti (hors opérations internes au Crédit Agricole)

Au 30/06/2026
En K€
Actifs soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1)Actifs soumis à une ECL à maturité (Bucket 2)Actifs dépréciés (Bucket 3)Total
Administration générale809 0899 763818852
Banque Centrale0
Etablissements de crédit183 472183 472
Grandes entreprises3 256 971518 428121 5383 896 937
Clientèle de détail10 826 8391 443 189180 29912 450 327
Dépréciations-47 141-143 554-146 068-336 763
Total15 029 2301 827 826155 76917 012 825

COUT DU RISQUE (DONNEES IFRS)

Le coût du risque s’élève à 7,80 millions d’euros au 30 juin 2026 contre 10,55 millions d’euros au 30 juin 2025.

Il se compose de :

  • Dotations nettes sur les provisions pour risques de crédit pour 0.82 million d’euros (16,42 millions d’euros au 30/06/2025).
  • Dotations nettes sur les provisions pour risques et charges pour 3,72 millions d’euros (10,33 millions d’euros au 30/06/2025).
  • Récupérations sur prêts et créances amorties pour 0.09 millions d’euros (0,07 million d’euros au 30/06/2025).
  • Pertes couvertes pour 2,91 millions d’euros (4,28 millions d’euros au 30/06/2025).
  • Pertes non couvertes pour 0,44 millions d’euros (0,26 million d’euros au 30/06/2025).

APPLICATION DE LA NORME IFRS9

 Evaluation du risque de crédit

Dans le contexte des incertitudes économiques et géopolitiques, le Groupe continue de revoir régulièrement ses prévisions macro-économiques prospectives (forward looking) pour la détermination de l'estimation du risque de crédit.

Informations sur les scénarios macroéconomiques retenus pour juin 2026 :

Le Groupe a utilisé quatre scénarios pour le calcul des paramètres de provisionnement IFRS 9, avec des projections allant jusqu’à 2029. Ces scénarios ont été construits ou revus en avril 2026, après le déclenchement de la guerre dans le golfe Persique. Lancées le 28 février, les attaques conjointes, américaine et israélienne, contre l’Iran, suivies des représailles iraniennes, ont entraîné la fermeture effective du détroit d’Ormuz (32% du négoce de pétrole brut, 16% du négoce de produits pétroliers, 20% du négoce de GNL) et l’arrêt de la production de gaz naturel liquéfié au Qatar (deuxième producteur mondial de GNL après les États-Unis).

Les quatre scénarios reposent sur des hypothèses différenciées quant à l’évolution du conflit dans le golfe Persique dont la durée et l’issue ont des implications substantielles en termes de coût et de disponibilité de l’énergie, d’inflation (courante et anticipée), de croissance, de politique monétaire et de taux d’intérêt.

Des pondérations sont affectées à chacun de ces scénarios. Une pondération supérieure à 50% est attribuée au scénario central, traduisant la robustesse de celui-ci, mais des risques et incertitudes toujours importants conduisent à allouer une pondération relativement élevée aux scénarios adverses

✓ Premier scénario : Scénario « central » (pondéré à 60%)

Le scénario exclut une « normalisation » rapide du conflit dans le golfe Persique au profit d’une réouverture progressive et incomplète du détroit d’Ormuz, à laquelle s’ajoutent des destructions d’infrastructures pétrolières et gazières. Bien qu’ils baissent, les prix du pétrole et du gaz restent élevés et le trafic maritime n’est pas parfaitement fluide. Sur la base de ce scénario prudent, les perspectives de croissance sont dégradées, en particulier celles des importateurs nets de pétrole et de gaz, notamment l’Europe, et celles des pays fortement dépendants du Golfe pour leur approvisionnement (tels que Japon, Inde, Corée du Sud, Philippines).

Ainsi, aux Etats-Unis, les performances économiques devraient rester correctes même si l’inflation énergétique s’ajoute à l’inflation déjà alimentée par les droits de douane. L’inflation totale s’établirait en moyenne à 3,1% en 2026 et 2,5% en 2027 (après 2,7% en 2025) alors que la croissance atteindrait 2,2% en 2026 (après 2,1% en 2025), contre 2,5% prévus précédemment.

Dans la zone euro, contrairement à 2022, le risque lié à l’énergie ne se pose pas tant en termes de pénurie que de vulnérabilité élevée aux prix mondiaux. La zone ne s’inscrit plus sur le chemin désinflationniste tranquille d’avant la guerre au Moyen￾Orient et, subissant des prix plus élevés/volatils sur les marchés mondiaux de l’énergie, sa compétitivité se dégrade (tant sur les marchés d’exportation que sur le marché intérieur) et la contrainte extérieure se manifeste. Au choc sur les prix de l’énergie et à l’inflation (dont on suppose les effets de second tour très limités) s’ajoutent le durcissement des conditions monétaires/financières et une incertitude croissante, soit une combinaison défavorable au scénario pré-guerre d’accélération de l’investissement. Toutefois, la situation économique et financière solide des acteurs privés, couplée à une orientation globalement neutre et localement expansionniste de la politique budgétaire (notamment en Allemagne), devrait assurer une croissance de 0,8% en 2026 et de 1,1% en 2027.

La persistance de l’inflation et la récession sont reléguées dans le scénario « adverse modéré ».

✓ Deuxième scénario : Scénario « adverse modéré » (pondéré à 25%)

Ce scénario suppose une intensification et un allongement du conflit dans le golfe Persique. A la différence du scénario central où les déséquilibres se résolvent par la hausse des prix, dans ce scénario de stress, on suppose des perturbations des chaînes d’approvisionnement (allongement des délais de livraison, pénuries) ainsi qu’un choc plus violent sur les prix de l’énergie.

Dans un environnement international anxiogène, on suppose également une montée de l’aversion au risque qui, alors que les valorisations des marchés actions sont très élevées, se matérialise brutalement sous la forme d’une chute des marchés financiers : les agents économiques font preuve d'attentisme et de préférence pour l’épargne (baisse de la consommation, amplifiée par un sursaut temporaire des coûts de production et de l’inflation, recul de l’investissement et préférence pour les actifs très sûrs), les marchés actions baissent et un écartement des spreads souverains et corporate est constaté.

Face au choc d’inflation et en dépit du choc de croissance annoncé, la BCE ressert sa politique monétaire en 2026 (comme dans le scénario central). Elle entame ensuite son assouplissement monétaire en 2027 mais ne recourt pas à des outils quantitatifs pour, d’une part, contrer la récession et, d’autre part, apaiser la défiance à l’égard des actifs européens (dont les obligations souveraines). Les taux d’intérêt sans risque se replient mais s’accompagnent de tensions fortes sur les souverains les plus fragiles. Compte tenu de l’état des finances publiques (en particulier en France et en Italie), la réponse budgétaire nationale est limitée et l’UE ne mobilise pas de moyens budgétaires communs. Enfin, en raison d'un assouplissement monétaire de la Fed plus agressif, l’euro s’apprécie contre dollar

✓ Troisième scénario : Scénario « favorable » (pondéré à 10%)

Il s’agit d’un scénario de « normalisation rapide ». Ce scénario suppose donc une résolution très rapide de la guerre dans le golfe Persique, conduisant à une baisse des prix du pétrole et à un retour du trafic habituel dans le détroit d’Ormuz. Le prix moyen du baril de pétrole est ainsi inférieur de près de 10 dollars aux niveaux prévus dans le scénario central en 2026 et 2027, tout en demeurant supérieur à la moyenne de 2025.

En zone euro, après avoir atteint un pic un peu moins élevé en mai, l’inflation se replie rapidement pour atteindre 1,8% en fin d’année 2026 mais 2,2% en moyenne sur l'année entière. La BCE procède à une seule hausse de taux « préventive » (25 pb) pour éviter que les anticipations ne dérapent. Cela permet un retour au scénario central élaboré fin 2025, ajusté en avril 2026 avec les données économiques et financières connues alors (4ème trimestre 2025 et du 1er trimestre 2026).

✓ Quatrième scénario : Scénario « adverse sévère » (pondéré à 5%)

Elaboré en juin 2025, le scénario supposait une aggravation des tensions commerciales et géopolitiques et retenait l’hypothèse d’une nouvelle augmentation des tarifs douaniers initiée par le gouvernement américain. Compte tenu du jugement de l’International Court of Trade américaine, le gouvernement américain privilégiait une hausse substantielle des tarifs sectoriels (dont acier, aluminium, automobiles, produits pharmaceutiques, semi-conducteurs, puces). Il faisait également approuver par le Congrès un tarif universel. Le tarif douanier appliqué était de l’ordre de 20%.

Les principaux partenaires rétorquaient en contrôlant leurs exportations (rétention d’exportations stratégiques de la part de la Chine) ou en imposant à leur tour des droits de douane (Chine et UE). L’UE refusait de s’engager à importer davantage de GNL des Etats-Unis, refus auquel le gouvernement américain répliquait en imposant une limitation des volumes de GNL exportés. Nous supposions un doublement du prix du gaz au cours du 1er semestre 2026, le temps de négocier. Enfin, les tensions géopolitiques entraînaient un blocage partiel de certaines voies maritimes clés (Panama, détroit de Malacca,

canal de Suez) occasionnant une augmentation des délais de livraison et des ruptures ponctuelles des chaînes d’approvisionnement.

Les chocs, liés aux tensions commerciales, à la résurgence de l’inflation, au resserrement monétaire et à la hausse des coûts de financement, entraînaient une crise de confiance, une remontée du taux d’épargne et une baisse de l’investissement. La croissance en était fortement affectée. Les taux souverains, pénalisés par les craintes sur certaines situations budgétaires, se tendaient fortement. Les marchés actions subissaient une baisse brutale.

Focus sur l’évolution des principales variables macroéconomiques dans les 4 scénarios :

Concernant l’ensemble des scénarios

Afin de prendre en compte des spécificités locales (géographiques et/ou liées à certaines activités/métiers), des compléments sectoriels sont établis au niveau local (forward looking local), pouvant ainsi compléter les scénarios macroéconomiques définis en central. Les filières retenues sont :

Juin 2026
Portefeuille
FilièresPérimètreExposition en M€Provisions en M€Taux de couverture
Hors FilièreL'ensemble des créances non prises en comptes dans une filière (y compris KTP et PGE)12 08831,80,3%
RETAIL
Agricole (Retail)
L'ensemble des créances de la clientèle agricole non CDL.1 29625,11,9%
Professionnels à risquesL'ensemble des créances des groupes de risques de la clientèle non CDL qui appartiennent aux activités CHR, BTP, Commerce de détail ou Automobile.58935,46,0%
Sensibles ParticuliersL'ensemble des créances dont la probabilité de défaut PART est rattachée à une note comprise entre I et K.18013,57,5%
Risque climatiqueL'ensemble des créances Habitat classées avec un niveau de risque climatique maximum.9731,90,2%
CORPORATE
Risque de concentration
L'ensemble des créances appartenant à un groupe de risque Corporate ou PIM dont l’EAD est supérieur ou égal à 5 M€ et la note est comprise entre A+ et D.1 89847,92,5%
Sensibles CorporateL'ensemble des créances des groupes de risques de la clientèle Corporate ou PIM notés D-, E+, E ou E-.43649,911,4%
TOTAL18 325206.91,13%

 Structure des encours

La part du bucket 2 est en hausse au cours du 1er semestre (11 % des expositions en juin 2026 vs 10,8 % en décembre 2025).

Baisse des encours de créances classées en Bucket 1 sur le 1er semestre (89% des expositions en juin 2026 vs 89,2% en décembre 2025).

Les expositions en Bucket 3 sont en augmentation de 8 M€ sur le 1er semestre 2026 (296 M€ en juin 2026 vs 288 M€ en décembre 2025). L’évolution des encours CDL est portée essentiellement par les hausses observées sur les marchés des particuliers (+10,67 M€), des professionnels (+3,02 M€), des Professionnels de l’Immobilier (+0,44 M€) et des agriculteurs (+0,21 M€) conjuguées à la baisse observée sur le marché des Entreprises (-6,11 M€).

 Evolution des ECL

Baisse des ECL du Bucket 1 de -13,9 M€ au 1er semestre 2026 qui représentent 56,9 M€ de provisions IFRS9.

Les provisions IFRS9 en Bucket 2 augmentent de +13,9 M€ au cours du 1er semestre 2026 (150 M€ en juin 2026 vs 136,1 M€ en décembre 2025).

Risques de marché

Le risque de marché est le risque de perte de valeur provoqué par une évolution défavorable des prix ou des paramètres de marché. Les paramètres de marché sont, sans que cette liste soit exhaustive, les taux de change, les cours des valeurs mobilières et des matières premières négociables (que le prix soit directement coté ou obtenu par référence à un actif similaire), le prix de dérivés sur un marché organisé ainsi que tous les paramètres qui peuvent être induits de cotations de marché comme les taux d’intérêt, les spreads de crédit, les volatilités ou les corrélations implicites ou d’autres paramètres similaires.

La Caisse régionale n'est pas éligible à l'adéquation des fonds propres au titre de ses activités de marché.

OBJECTIFS ET POLITIQUE

La Caisse régionale est exposée au risque de marché sur les éléments de son portefeuille de titres et de dérivés lorsque ces instruments sont comptabilisés en juste valeur (au prix de marché).

On distingue comptablement le Trading book et le Banking book. La variation de juste valeur du Trading book se traduit par un impact sur le résultat.

La variation de juste valeur du Banking book se traduit par un impact sur les fonds propres.

La Caisse régionale ne détient pas de portefeuille de négociation.

GESTION DU RISQUE

Le contrôle des risques de marché du groupe Crédit Agricole S.A. est structuré sur deux niveaux distincts mais complémentaires :

Au niveau central, la Direction des Risques et Contrôles Permanents Groupe assure la coordination sur tous les sujets de pilotage et contrôle des risques de marché à caractère transverse. Elle norme les données et les traitements afin d’assurer l’homogénéité de la mesure consolidée des risques et des contrôles.

Au niveau de la Caisse régionale : Le Middle-Office (interface entre le Front et le Back-Office) réalise les contrôles de second degré premier niveau (2.1). Un Responsable des Risques et Contrôles Permanents (RCPR) pilote et contrôle les risques de marché de second degré deuxième niveau (2.2) issus des activités avec l’appui d’un contrôleur central des risques financiers.

Ce Responsable est nommé par le Directeur Général de la Caisse régionale et lui est directement rattaché.

Les organes de suivi des risques du groupe Crédit Agricole sont les suivants :

  • Le Comité des Risques Groupe (CRG),
  • Le Comité de suivi des Risques des Caisses régionales (CRCR),
  • Le Comité Normes et Méthodologies

ORGANISATION DU SUIVI DES RISQUES DE MARCHE

Le Conseil d’Administration, organe délibérant se prononce sur la politique financière, le niveau de tolérance au risque, son périmètre d’application, ainsi que l’adéquation des risques pris aux dispositifs d’identification, de mesure et de gestion des risques financiers.

En effet, la politique financière lui est présentée annuellement pour validation, complétée d’un avis du RCPR.

En cours d’exercice, le Conseil d’Administration est tenu informé de l’évolution des différents indicateurs de risque, du respect des limites et des mesures prises en cas de dépassement de seuils d’alerte ou d’impact défavorable des scénarios de stress sur les comptes de la Caisse régionale. Il approuve toute modification substantielle des méthodologies internes à la Caisse régionale.

La politique financière est définie par le comité financier. Ce dernier est composé des personnes suivantes :

  • Directeur Général,
  • Directeur Général Adjoint,
  • Directeur Finances,
  • Responsable du service Pilotage, Finances et Contrôle de Gestion et ses équipes,
  • Responsable du Pôle Gestion Financière et ses équipes,
  • RCPR et contrôleur comptable et financier,
  • Responsable du Service Comptabilité Générale
  • Middle-Office.

Le Comité Financier pilote et met en œuvre la politique financière validée par le Conseil d’Administration en matière de :

  • Gestion du portefeuille Fonds Propres
  • Politique de couverture du risque de taux
  • Politique de gestion de la liquidité (refinancement …)
  • Tout autre sujet en lien avec la Gestion Financière.

De plus, il propose un avenant à la politique financière validée par le Conseil d’Administration en cas de volonté de souscrire ou de mettre en place de nouveaux produits ou de nouvelles activités.

La participation du RCPR et du contrôleur financier apporte un double regard et émet un avis motivé sur les propositions de la Direction financière. Ils participent également aux travaux préparatoires dans le cadre d’un pré-comité.

L’organisation opérationnelle retenue par la Caisse régionale respecte les principes de séparation des fonctions d’engagement des opérations, de celles d’enregistrement et de suivi.

METHODOLOGIE DE MESURE DES RISQUES DE MARCHE

L’encadrement des risques de marché de la Caisse régionale repose sur une combinaison d’indicateurs de risques, donnant lieu à encadrement par des limites et/ou seuils d’alerte : Stress scénarios (Stress Groupe et Stress adverse 1 an) et des indicateurs complémentaires.

Stress scenarios :

Les « stress scénarios» permettent d’appréhender l’impact de conditions extrêmes de marchés.

Ces calculs de scénarios de stress, conformément aux principes du groupe, simulent des conditions extrêmes de marché et sont le résultat de trois approches complémentaires.

Les scénarios historiques consistent à répliquer sur le portefeuille actuel l’effet de crises majeures survenues dans le passé.

Les scénarios hypothétiques anticipent des chocs vraisemblables, élaborés en collaboration avec les économistes.

Les scénarios adverses consistent à adapter les hypothèses pour simuler les situations les plus défavorables en fonction de la structure du portefeuille au moment où le scénario est calculé.

Ces scénarios sont adaptés aux risques propres aux différents portefeuilles sur lesquels ils sont calculés.

La sensibilité par facteur de risque se mesure au travers de 2 scénarios de stress utilisé dans le Groupe (Stress Groupe et Stress adverse 1 an)

Stress Groupe : stress hypothétique validé au CRG élaboré à partir d'une dégradation marquée sur le souverain France qui se propage sur les autres titres souverains, corporate et bancaires, et en particulier sur les titres périphériques.

Stress adverse 1 an (historique 1‐an) : il reprend pour chaque facteur de risque (spread de crédit, taux d’intérêt et inflation) la plus grande variation sur 1 an observée sur un historique long (supérieur à 10 ans). Cette approche a l’avantage de la simplicité mais considère que l’ensemble des facteurs de risque du portefeuille est stressé de manière corrélée (soit la reconduction simultanée des crises de crédit sur les pays périphériques, de la crise de 2008, etc.). Ce stress est plus sévère que le « stress Groupe », à l’exception notable des chocs de spreads sur l’Etat Français,

En appliquant ces stress scenarios sur le portefeuille placement au 31 Mai 2026, nous étions à -120.02 M€ sur le stress adverse 1 an et à -64.03 M€ sur le stress groupe (contre respectivement -79.1 M€ et -40.5 M€ au 31 mai 2025)..

DISPOSITIF DE LIMITES DE SEUILS D’ALERTE

Les limites sont validées chaque année par le Conseil d’Administration dans le cadre de la présentation de la Politique Financière. Cette présentation a été réalisée le 17 décembre 2025.

Les limites globales encadrant les risques sont complétées par des limites opérationnelles et/ou des seuils d’alerte, afin de maintenir les expositions conformes à ces règles internes.

Il est utile de compléter le dispositif de limites globales avec des seuils d’alerte. L’atteinte de ces derniers doit conduire à une analyse de la situation donnant lieu à une décision motivée.

Celle-ci peut être soit une confirmation de la décision de gestion initiale, soit être sa modification.

Le dispositif d’alerte repose sur 2 types de limites :

  • Limites globales : en cas de dépassement, le Conseil d’Administration et le Comité Financier sont alertés.
  • Limites opérationnelles : en cas de dépassement, le Comité Financier est alerté.

La Caisse régionale a défini un dispositif de 6 limites (limites sur le portefeuille JVR-JCR-JCN-CAM* et Titres Placement dans sa globalité) : elles sont fixées en fonction de la capacité de la Caisse régionale à absorber un choc de marché.

✓ Stress Groupe et le Stress adverse 1 an (4 limites) :

1. Seuil d’alerte en stress adverse 1 an sur le portefeuille JVR/JCR/JVO/JCN*
 Seuil d’alerte sur le périmètre global fixé à 155 M€

2. Limite en stress Groupe sur le portefeuille JVR /JCR/JVO/JCN*
 LG sur le périmètre global fixée à 100 M€

3. Seuil d’alerte en stress Groupe sur le portefeuille CAM*
 Seuil d’alerte sur le périmètre CAM fixé à 100 M€

4. Limite en en stress adverse 1 an sur le portefeuille CAM
 Seuil d’alerte sur le périmètre CAM fixé à 140 M€

*JVR = juste valeur par résultat, JCR = juste valeur par capitaux propres recyclables, JCN = juste valeur par capitaux propres non recyclables, CAM = coût amorti

5 - Limite sur Résultat Economique sur le portefeuille titres de placement

Périmètre : tous les titres de placement de l’ensemble des portefeuilles ODR, OGE, et OCP

Avec : Résultat économique =  +/- values latentes sur les titres de placement + +/- Values externalisées + revenus sur titres de placement.

Résultat économique cumulé annuel depuis le 01/01 (rendement flat) :

Portefeuille LCR
Une limite opérationnelle à - 2 M€ pour notre portefeuille LCR
Une limite Globale à - 4 M€ pour notre portefeuille LCR avec une présentation en Conseil d’Administration si dépassement

Portefeuille Non- LCR
Une limite opérationnelle à - 2 M€ pour notre portefeuille non-LCR
Une limite Globale à - 4 M€ pour notre portefeuille non-LCR avec une présentation en conseil d’administration si dépassement

Présentation systématique en Conseil d’Administration pour chaque atteinte de limite Globale

• Avec une nouvelle présentation en CACR à chaque palier négatif de 2 M€ (-6M / -8M…)

6 – Limite mensuelle sur Résultat Economique sur portefeuille titres de placement

Périmètre : tous les titres de placement de l’ensemble des portefeuilles ODR, OGE, et OCP

Résultat économique en pas mensuel (calcul fin de mois) :

Limite opérationnelle : Seuil d’alerte au Comité Financier = +2 M€ / -1 M€

RISQUES ACTION

Le risque action trouve son origine dans les activités de trading et arbitrage sur actions, dans le portefeuille de placement investi en actions, ou encore dans les actions d’autocontrôle.

Risques sur actions provenant des activités de trading et d’arbitrage : Les encours d’actifs financiers détenus à des fins de transaction sont détaillés au paragraphe 6.2 des Comptes annuels sur base consolidée au 31 décembre 2025.

Risques sur actions provenant des portefeuilles de placement : Le portefeuille de placement de la Caisse régionale ne contient pas d’action en direct mais seulement des indexations de performances. L’encours à fin juin 2026 s’établit à 0 M€, un suivi mensuel est reporté à la Direction Générale.

Actions d’autocontrôle :

Au 30 Juin 2026, la Caisse régionale détient une partie de ses Certificats Coopératifs d’Investissement (CCI). Ils ont été acquis en partie dans le cadre d’un contrat de liquidité et dans le cadre d’un contrat de rachat. Le nombre de CCI détenus à ce titre s’élève à 8129 pour le contrat de liquidité au 30 Juin 2026 (soit 0,36 % du nombre total de CCI de la Caisse régionale d’Ille-et￾Vilaine) et 32 107 pour le contrat de rachat ( 1.44% du nombre total de CCI…..) .

Gestion du bilan

Le Risque de Taux est : "le risque encouru en cas de variation des taux d'intérêt du fait de l'ensemble des opérations de bilan et de hors bilan, à l'exception, le cas échéant, des opérations soumises aux risques de marché ("trading-book")"

RISQUE DE TAUX D’INTERET GLOBAL

OBJECTIFS, METHODOLOGIE ET POLITIQUE

La Caisse régionale est soumise au risque de taux d’intérêt global (RTIG) sur l’ensemble de son bilan et hors bilan hors trading.

L’exposition à la hausse/baisse des taux est calculée mensuellement selon la méthode d’agrégation des gaps taux fixe et inflation, qui donne le gap global en approche statique. Le calcul de l’exposition est réalisé à partir des outils, des hypothèses et modèles d’écoulement utilisés par le Groupe Crédit Agricole.

L’outil utilisé est l’outil Groupe PALMA RCO depuis l’arrêté du 30/04/2019.

Les sources de données alimentant l’outil sont essentiellement des alimentations automatiques : balance, systèmes d’information remettant crédits, collecte, avances…et pour le reste imports manuels (OPCVM, DAV rémunérés…).

Les conventions d’écoulement retenues sont celles du Groupe Crédit Agricole à l’exception de deux lois locales.

Les remboursements anticipés sur Crédits Habitat à taux fixe et sur Dépôt à Terme bénéficient d’un modèle d’écoulement interne à la Caisse régionale d’Ille-et-Vilaine. Les hypothèses locales de remboursements anticipés sont les suivantes :

GESTION DU RISQUE

La Caisse régionale veille à optimiser la contribution de la marge de transformation à son résultat tout en limitant les risques qui pourraient mettre en cause son équilibre financier.

Elle profite des latitudes de gestion offertes par le dispositif de limite de RTIG pour lui permettre d’avancer ou de retarder la couverture des postes de bilan pour adapter au mieux leur adossement au contexte économique et de marché.

Ces stratégies sont étudiées chaque mois en Comité Financier, et adaptées le cas échéant aux évolutions constatées. La composition et les attributions du Comité Financier sont décrites au paragraphe « Risques de marché ».

Le dispositif de limite doit être réexaminé et le cas échéant modifié, une fois par an. Le Conseil d’Administration du 17 décembre 2025 a validé le dispositif de limite suivant :

EXPOSITION

Au 30/06/2026 la Caisse Régionale détient plus d’actifs à taux fixe que de passifs à taux fixe sur toutes les maturités à l’exception des 8 premières années.

Sensibilité de la VAN à un choc de +/- 200bp rapportée aux Fonds Propres (sur 30 ans).

31/12/2025
+ 200 bp
31/12/2025
- 200 bp
30/06/2026
+ 200 bp
30/06/2026
- 200 bp
Limites opé.Limites globales
-1,8%4%-2,9%4,9%- 9%- 10%
- 23,4 M€+52,1 M€- 39,4M€+ 66,5 M€122 M€135.6 M€

L’impact cumulé sur les 30 prochaines années d’une hausse des taux de + 200 points de base correspond à un impact négatif de - 39,4 M€, soit 2,9 % des fonds propres prudentiels (Tier 1 + Tier 2) de la Caisse régionale après déduction des participations.

4 ATTESTATION DU RESPONSABLE DE L’INFORMATION FINANCIERE

RESPONSABLE DE L’INFORMATION RELATIVE A LA CAISSE REGIONALE

Monsieur Jean-Yves Carillet, Directeur Général de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Ille-et-Vilaine.

ATTESTATION DU RESPONSABLE

J'atteste, à ma connaissance, que les comptes semestriels consolidés, sont établis conformément au corps de normes comptables applicables et donnent une image fidèle et honnête du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la société, ainsi que de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport semestriel d'activité présente un tableau fidèle des événements importants survenus pendant les six premiers mois de l'exercice, de leur incidence sur les comptes, des principales transactions entre parties liées ainsi qu'une description des principaux risques et des principales incertitudes pour les six mois restants de l'exercice.

Fait à Rennes, le 09/09/2026

5 GLOSSAIRE

ACRONYMES

ABE
Autorité bancaire européenne ou European Banking Authority (EBA)

ACPR
Autorité de contrôle prudentiel et de résolution

AFEP/MEDEF
Association française des entreprises privées/Mouvement des entreprises de France

AMF
Autorité des marchés financiers

BCE
Banque centrale européenne

ESG
Environnement, Social, Gouvernance

ETI
Entreprise de taille intermédiaire

IFRS
International Financial Reporting Standards (Normes internationales d’information financière)

PME
Petite et moyenne entreprise

PMT
Plan à moyen terme

RBE
Résultat brut d’exploitation

RSE
Responsabilité sociale (ou sociétale) d’entreprise

SREP
Supervisory Review and Evaluation Process

TPE
Très petites entreprises

TERMES

AGENCE DE NOTATION
Organisme spécialisé dans l’évaluation de la solvabilité d’émetteurs de titres de dettes, c’est-à-dire leur capacité à honorer leurs engagements (remboursement du capital et des intérêts dans la période contractuelle).

ALM ASSET AND LIABILITY MANAGEMENT – GESTION ACTIF-PASSIF
La gestion actif-passif consiste à gérer les risques structurels du bilan (taux, change, liquidité) ainsi que la politique de refinancement afin de protéger la valeur patrimoniale de la banque et/ou sa rentabilité future.

APPETIT (APPETENCE) AU RISQUE
L’appétit au risque correspond au niveau de risque, par nature et par métier, que le Groupe est prêt à prendre au regard de ses objectifs stratégiques. Il s’exprime aussi bien au travers de critères quantitatifs que qualitatifs. L’exercice d’appétit au risque constitue un des outils de pilotage stratégique à la disposition des instances dirigeantes du Groupe.

AT1 ADDITIONNAL TIER 1
Les fonds propres additionnels de catégorie 1 (Additional Tier 1) éligibles sous Bâle 3 correspondent aux instruments de dette perpétuelle, dégagés de toute incitation ou obligation de remboursement. Ils sont sujets à un mécanisme d’absorption des pertes lorsque le ratio CET1 est en dessous d’un certain seuil, fixé dans leur prospectus d’émission.

AUTOCONTROLE
Part détenue par une société dans son propre capital. Les actions détenues en autocontrôle sont privées de droit de vote et n’entrent pas dans le calcul du BNPA, puisqu’elles ne reçoivent pas de dividendes et n’ont pas droit aux réserves.

BALE 3
Nouvelle évolution des standards prudentiels bancaires qui se substitue aux précédents accords de Bâle 2 en renforçant la qualité et la quantité de fonds propres minimaux que les établissements doivent détenir. Ils mettent également en œuvre des exigences minimales en termes de gestion du risque de liquidité (ratios quantitatifs), définissent des mesures visant à limiter la procyclicité du système financier (coussins de fonds propres qui varient en fonction du cycle économique) ou encore renforcent les exigences relatives aux établissements considérés comme systémiques. Dans l’Union européenne, ces standards prudentiels ont été mis en œuvre via la directive 2013/36/UE (CRD 4 – Capital Requirement Directive) et le règlement (UE) n° 575/2013 (CRR – Capital Requirement Regulation).

CCA CERTIFICAT COOPERATIF D’ASSOCIES
Les CCA sont des titres non cotés en bourse, négociables de gré à gré qui ne peuvent être émis que par des sociétés coopératives. Ils peuvent être souscrits par les Sociétaires de la Caisse régionale émettrice et des Caisses locales affiliées. Sans droit de vote, il donne à ses porteurs le droit à l’actif net et à la perception d’un dividende.

CCI CERTIFICAT COOPERATIF D’INVESTISSEMENT
Les CCI sont des titres sans droit de vote, cotés en bourse, qui ne peuvent être émis que par des sociétés coopératives. Il donne à ses porteurs le droit à l’actif net et à la perception d’un dividende.

COLLATERAL
Le collatéral est un actif transférable ou une garantie apportée, servant de gage au remboursement d’un prêt dans le cas où le bénéficiaire de ce dernier ne pourrait pas satisfaire à ses obligations de paiement.

COEFFICIENT D’EXPLOITATION
Le coefficient d’exploitation est un ratio calculé en divisant les charges d’exploitation par le Produit Net Bancaire ; il indique la part de Produit Net Bancaire nécessaire pour couvrir les charges.

COUT DU RISQUE
Le coût du risque enregistre les dotations et les reprises de provisions sur l’ensemble des risques bancaires dont notamment les risques de crédit, de contrepartie (créances, titres, engagements hors bilan) et les risques opérationnels (litiges), ainsi que les pertes correspondantes non provisionnées.

CREANCE DOUTEUSE
Une créance douteuse est une créance dont le débiteur n’a pas versé les intérêts et les remboursements depuis un certain temps par rapport aux échéances du contrat de crédit, ou pour laquelle il existe un doute raisonnable que cela puisse être le cas.

CREANCE DEPRECIEE
Une créance dépréciée est une créance ayant fait l’objet d’une provision pour risque de non-remboursement.

CREDIT AGRICOLE S.A.
Entité cotée du Groupe Crédit Agricole. Cet ensemble a pour société mère Crédit Agricole S.A. entité sociale. Son périmètre de consolidation comprend les filiales, coentreprises et entreprises associées, qu’elle détient directement ou indirectement.

CREDIT AGRICOLE S.A. ENTITE SOCIALE
Entité juridique exerçant la fonction d’organe central et de tête de réseau du Crédit Agricole et assurant l’unité financière du Groupe.

CVA CREDIT VALUATION ADJUSTMENT
Le Credit Valuation Adjustment (ou ajustement de valeur de crédit) correspond à l’espérance de perte liée au risque de défaut d’une contrepartie et vise à prendre en compte le fait que la totalité de la valeur de marché positive d’un instrument ne puisse pas être recouvrée. La méthodologie de détermination du CVA repose essentiellement sur le recours aux paramètres de marché en lien avec les pratiques des opérateurs de marché.

DVA DEBIT VALUATION ADJUSTMENT
Le Debit Valuation Adjustment (DVA) est le symétrique du CVA et représente l’espérance de perte du point de vue de la contrepartie sur les valorisations passives des instruments financiers. Il reflète l’effet de la qualité de crédit propre de l’entité sur la valorisation de ces instruments.

DILUTION
Une opération est dite “dilutive” quand elle réduit la part d’une action dans la valeur liquidative (par exemple l’actif net comptable par action) ou les résultats (par exemple le résultat net par action) d’une entreprise.

DIVIDENDE
Le dividende est la part du bénéfice net ou des réserves qui est distribuée aux actionnaires. Son montant est proposé par le Conseil d’administration puis voté par l’Assemblée générale, après l’approbation des comptes de l’exercice écoulé.

EAD EXPOSURE AT DEFAULT
Valeur exposée au risque : exposition du Groupe en cas de défaut de la contrepartie. L’EAD comprend les expositions inscrites au bilan et en hors-bilan. Les expositions hors bilan sont converties en équivalent bilan à l’aide de facteurs de conversion internes ou réglementaires (hypothèse de tirage).

ÉCART D’ACQUISITION/SURVALEUR
Un écart d’acquisition ou survaleur est la différence entre le prix d’acquisition d’une entreprise et son actif net réévalué au moment de l’acquisition. Chaque année un test de dépréciation devra être fait, son éventuel impact étant porté au compte de résultat.

EP EMPLOIS PONDÉRÉS / RWA RISK-WEIGHTED ASSETS
Ce sont les actifs (crédits, etc.) inscrits au bilan d’une banque, pondérés de façon prudentielle en fonction du risque de perte qu’ils portent et dont le total sert de dénominateur pour déterminer les principaux ratios de solvabilité.

EL EXPECTED LOSS
La perte attendue est la perte susceptible d’être encourue en fonction de la qualité de la contrepartie compte tenu de la qualité du montage de la transaction et de toutes mesures prises pour atténuer le risque, telles que les sûretés réelles. Elle s’obtient en multipliant l’exposition en risque (EAD) par la probabilité de défaut (PD) et par le taux de perte (LGD).

ENCOURS SOUS GESTION
Indicateur de l’activité opérationnelle non reflété dans les états financiers consolidés du Groupe et correspondant aux actifs de portefeuille commercialisés par le Groupe, qu’ils soient gérés, conseillés ou délégués à un gérant externe. L’encours sous gestion est mesuré pour chacun des fonds par la multiplication de la valeur liquidative unitaire (calculée par un valorisateur externe en conformité avec la réglementation en vigueur) par le nombre de parts/actions en circulation. Amundi consolide l’intégralité des encours sous gestion de ses joint-ventures.

ÉTABLISSEMENT SYSTEMIQUE
Le Groupe Crédit Agricole (mais pas Crédit Agricole S.A.), figure dans la liste publiée par le Conseil de stabilité financière (FSB) en novembre 2012 puis mise à jour en novembre 2016 et qui comprend 30 établissements bancaires mondiaux, dits systémiques. Un établissement systémique devra mettre en place un coussin de fonds propres de base compris entre 1 % et 3,5 % par rapport aux exigences de Bâle 3.

FCP FONDS COMMUNS DE PLACEMENT
Type d’OPCVM émettant des parts et n’ayant pas de personnalité juridique. L’investisseur, en achetant des parts, devient membre d’une copropriété de valeurs mobilières mais ne dispose d’aucun droit de vote. Il n’en est pas actionnaire. Un FCP est représenté et géré, sur les plans administratif, financier et comptable par une société de gestion unique qui peut elle-même déléguer ces tâches.

GESTION D’ACTIFS ASSET MANAGEMENT
Métier financier consistant à gérer des valeurs mobilières ou autres actifs, pour compte propre ou pour compte de tiers (clientèle d’institutionnels ou de particuliers). En matière de gestion collective, les actifs sont gérés sous forme de fonds ou dans le cadre de mandats de gestion. Les produits sont adaptés pour répondre aux différentes attentes de la clientèle tant en termes de diversification géographique ou sectorielle, de gestion à court ou long terme que de niveau de risque souhaité.

GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE OU GOUVERNANCE
Ce concept recouvre la mise en place dans l’entreprise de l’ensemble des mécanismes assurant la transparence, l’égalité entre actionnaires et l’équilibre des pouvoirs entre management et actionnaires. Ces mécanismes concernent : les modes d’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie, le fonctionnement du Conseil d’administration, l’articulation des différents organes de direction, la politique de rémunération des dirigeants et des cadres.

GREEN BONDS
Une green bond est une obligation “environnementale” émise par un organisme qualifié (entreprise, collectivité locale ou organisation internationale) destinée au financement de projets ou activités à visée écologique et/ou de conception durable. Ces instruments sont souvent utilisés dans le cadre du financement de l’agriculture durable, de la protection des écosystèmes, de l’énergie renouvelable et de cultures écologiques.

GROUPE CREDIT AGRICOLE
Cet ensemble est constitué de Crédit Agricole SA, des Caisses régionales et des Caisses locales.

HQLA HIGH QUALITY LIQUID ASSETS
Actifs liquides de haute qualité qui sont non grevés et qui peuvent être convertis en liquidités, facilement et immédiatement sur des marchés privés, dans l’hypothèse d’une crise de liquidité.

IRC INDICE DE RECOMMANDATION CLIENT
L’Indice de Recommandation Client mesure la propension des clients à recommander leur banque auprès de leur entourage. S’appuyant sur un dispositif d’écoute mené chaque trimestre, il permet d’évaluer le nombre de clients détracteurs, neutres et promoteurs.

ISR INVESTISSEMENT SOCIALEMENT RESPONSABLE
L’Investissement Socialement Responsable consiste à intégrer de façon systématique et traçable des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance à la gestion financière.

INVESTISSEURS INSTITUTIONNELS
Les investisseurs institutionnels sont des entreprises, organismes publics ou compagnies d’assurance dont une partie de l’activité est axée sur l’investissement en valeurs mobilières comme par exemple les actions de sociétés cotées. Entrent par exemple dans cette catégorie les sociétés de gestion, les assureurs, ainsi que les fonds de pension.

LGD LOSS GIVEN DEFAULT
La perte en cas de défaut est le rapport entre la perte subie sur une exposition en cas de défaut d’une contrepartie et le montant de l’exposition au moment du défaut.

NOTATION DE CREDIT CREDIT RATING
Mesure relative de la qualité de crédit, sous la forme d’une opinion émise par une agence de notation financière (Standard & Poor’s, Moody’s, Fitch Ratings, etc.). La notation peut s’appliquer à un émetteur (entreprise, État, collectivité publique) et/ou à des émissions (emprunts obligataires, titrisations, obligations sécurisées, etc.). La notation de crédit peut influencer les conditions de refinancement (en termes de prix et d’accès aux ressources) et l’image de l’émetteur dans le marché (voir “Agence de notation”).

NSFR NET STABLE FUNDING RATIO – RATIO DE LIQUIDITE A UN AN
Le ratio NSFR vise à promouvoir la résilience à plus long terme en instaurant des incitations supplémentaires à l’intention des banques, afin qu’elles financent leurs activités aux ressources plus stables, notamment à maturités plus longues. Ce ratio structurel de liquidité à long terme sur une période d’un an, a été conçu pour limiter la transformation, c’est-à-dire le financement d’actifs long terme par des ressources court terme.

OPCVM ORGANISME DE PLACEMENT COLLECTIF EN VALEURS MOBILIERES
Un OPCVM est un portefeuille de valeurs mobilières (actions, obligations, etc.) géré par des professionnels (société de gestion) et détenu collectivement par des investisseurs particuliers ou institutionnels. Il existe deux types d’OPCVM, les SICAV (société d’investissement à capital variable) et les FCP (fonds communs de placement).

PARTS SOCIALES
Une part sociale est une part du capital des Caisses locales et des Caisses régionales. Les parts sociales sont rémunérées sous la forme d’un intérêt annuel. Une part sociale est remboursée à sa valeur nominale et ne donne pas droit aux réserves ni au boni de liquidation.

PER PRICE EARNINGS RATIO
Le ratio PER correspond au cours de l’action rapporté au BNPA (bénéfice net par action). Pour un actionnaire, il représente le nombre d’années de bénéfice nécessaires pour récupérer sa mise initiale. C’est un indicateur utilisé pour comparer la valorisation de différentes actions entre elles, par exemple au sein d’un même secteur d’activité. Un PER élevé est synonyme de forte valorisation, anticipant une forte croissance des résultats ou une valeur de la société qui n’est pas entièrement reflétée dans le résultat (par exemple détention de cash au bilan). Si une société a un PER de 15, on dit qu’elle capitalise 15 fois ses bénéfices.

PNB PRODUIT NET BANCAIRE
Le PNB correspond à la différence entre les produits d’exploitation bancaire (intérêts perçus, commissions reçues, plus-values provenant des activités de marchés et autres produits d’exploitation bancaire) et les charges d’exploitation bancaire (intérêts versés par la banque sur ses ressources de refinancement, commissions versées, moins-values provenant des activités de marchés et les autres charges d’exploitation bancaire).

RATIO DE LEVIER
Le ratio de levier est un ratio qui se veut simple et qui vise à encadrer la taille du bilan des établissements. Pour ce faire, le ratio de levier met en rapport les fonds propres prudentiels de catégorie 1 (Tier 1), le bilan et le hors-bilan comptables, après retraitements de certains postes.

LCR Liquidity Coverage Ratio – Ratio de liquidité à un mois
Ce ratio vise à favoriser la résilience à court terme du profil de risque de liquidité d’une banque. Le LCR oblige les banques à détenir un stock d’actifs sans risque, liquidable facilement sur les marchés (voir HQLA), pour faire face aux paiements des flux sortants nets des flux entrants pendant trente jours de crise, sans soutien des banques centrales.

MREL MINIMUM REQUIREMENT FOR OWN FUNDS AND ELIGIBLE LIABILITIES
Le ratio MREL est défini dans la directive européenne de “Redressement et Résolution des Banques” et correspond à une exigence minimum de fonds propres et de passifs éligibles devant être disponibles pour absorber les pertes en cas de résolution (voir chapitre 5 “Facteurs de risque et Pilier 3/Indicateurs et ratios prudentiels”).

PEL PROVISION ÉPARGNE-LOGEMENT
La provision Épargne-Logement représente la provision constituée pour servir la rémunération aux plans épargne logement bénéficiant d’un taux attractif et susceptibles d’être clôturés à court terme par leurs détenteurs.

RAISON D’ÊTRE
La Raison d’Être se définit comme ce qui est “indispensable pour remplir l’objet social, c’est-à-dire le champ des activités de l’entreprise” (source : rapport Notat-Senard). La Raison d’Être du Groupe Crédit Agricole (“Agir chaque jour dans l’intérêt de nos clients et de la société”) ne correspond pas à une notion statutaire et a été formulée dans le cadre du projet de Groupe et du PMT 2022.

RESOLUTION
Raccourci de langage pour désigner la “résolution de crises ou de défaillances bancaires”. Dans les faits, pour chaque banque européenne, deux types de plan doivent être établis : un plan préventif de redressement qui est élaboré par les responsables de la banque et un plan préventif de résolution qui est décidé par l’autorité de contrôle compétente. La résolution intervient avant la faillite de la banque pour organiser son démantèlement en bon ordre et éviter le risque systémique.

RBE RESULTAT BRUT D’EXPLOITATION
Le RBE est égal au produit net bancaire diminué des charges d’exploitation (charges générales d’exploitation, dont notamment les frais de personnel et autres frais administratifs, dotations aux amortissements).

RESULTAT D’EXPLOITATION
Le résultat d’exploitation s’obtient à partir du Résultat brut d’exploitation duquel on déduit le coût du risque.

RNPG RESULTAT NET PART DU GROUPE
Le résultat net correspond au bénéfice ou à la perte de l’exercice (après impôt sur les sociétés). Le résultat part du Groupe est égal à ce résultat diminué de la quote-part revenant aux actionnaires minoritaires des filiales consolidées globalement.

SOCIETAIRE
Les Sociétaires souscrivent les parts sociales qui constituent le capital des Caisses locales. Les Caisses locales, via les Sociétaires, qui détiennent le capital de la Caisse régionale à laquelle elles sont affiliées. Ils perçoivent une rémunération au titre de leurs parts sociales dont les intérêts sont plafonnés par la loi. Les Sociétaires sont réunis annuellement en Assemblée générale : ils approuvent les comptes des Caisses locales et élisent les administrateurs. Chaque Sociétaire individuel dispose d’une voix à ces Assemblées quel que soit le nombre de parts sociales qu’il détient.

SOLVABILITE
C’est la mesure de la capacité d’une entreprise ou d’un particulier à payer ses dettes sur le moyen et long terme. Pour une banque, la solvabilité correspond, notamment, à sa capacité à faire face aux pertes que les risques qu’elle porte, sont susceptibles d’engendrer. L’analyse de la solvabilité se distingue de l’analyse de la liquidité : la liquidité de l’entreprise est son aptitude à faire face à ses échéances financières dans le cadre de son activité courante, à trouver de nouvelles sources de financement, et à assurer ainsi à tout moment l’équilibre entre ses recettes et ses dépenses. Pour une banque, la solvabilité est encadrée par la directive CRD 4 et le règlement CRR. Pour une compagnie d’assurance, la solvabilité est encadrée par la directive Solvabilité 2, cf. Solvabilité 2.

SOLVABILITE 2
Directive européenne relative aux entreprises d’assurance et de réassurance dont l’objectif est de garantir à tout moment le respect des engagements vis-à-vis des assurés, face aux risques spécifiques encourus par les entreprises. Elle vise une appréciation économique et prospective de la solvabilité, via trois piliers : des exigences quantitatives (Pilier 1), des exigences qualitatives (Pilier 2) et des informations à destination du public et du superviseur (Pilier 3). Adoptée en 2014, elle a fait l’objet d’une transposition en droit national en 2015 et est entrée en vigueur le 1er janvier 2016.

SPREAD DE CREDIT
Marge actuarielle (écart entre le taux de rentabilité actuariel d’une obligation et celui d’un emprunt sans risque de durée identique).

SPREAD EMETTEUR
Marge actuarielle représentant l’écart entre le taux de rentabilité actuariel auquel le Groupe peut emprunter et celui d’un emprunt sans risque de durée identique.

STRESS TEST OU TEST DE RESISTANCE
Exercice consistant à simuler des conditions économiques et financières extrêmes afin d’en étudier les conséquences sur les bilans, comptes de résultat et solvabilités des banques afin de mesurer leur capacité de résistance à de telles situations.

TAUX DIRECTEUR
Taux d’intérêt fixés par la Banque centrale d’un pays ou d’une union monétaire, et qui permettent à celle-ci de réguler l’activité économique. C’est le principal outil utilisé par les banques centrales pour remplir leur mission de régulation de l’activité économique : inflation pour la Banque centrale européenne (BCE), inflation et stimulation de la croissance pour la Réserve fédérale américaine (Fed).

TITRES SUBORDONNES
Les titres subordonnés sont des titres émis par une société, dont la rémunération et/ou le remboursement du capital sont subordonnés à un événement (par exemple au paiement d’un dividende, ou réalisation d’un bénéfice).

TSDI TITRES SUBORDONNES A DUREE INDETERMINEE
Émission subordonnée dont la durée est infinie, le remboursement se faisant au gré de l’émetteur, à partir d’une certaine échéance.

VAR VALEUR EN RISQUE – VALUE-AT-RISK
Indicateur synthétique permettant le suivi au jour le jour des risques de marché pris par le Groupe, en particulier dans ses activités de trading (VaR à 99 % sur 10 jours conforme au modèle interne réglementaire). Elle correspond au plus grand risque obtenu après élimination de 1 % des occurrences les plus défavorables sur un an d’historique.

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