from CREDIT AGRICOLE DE NORMANDIE SEINE (EPA:CCN)
Crédit Agricole Normandie Seine : Rapport financier semestriel 06 2026
Rapport Financier SEMESTRIEL 2026
Sommaire
- Examen de la situation Financière et du résultat 30/06/2026
- La situation économique
- Analyse des comptes consolidés
- Capital social et sa rémunération
- Evénements postérieurs à la clôture et perspectives pour le groupe Caisse
- Informations diverses
- Facteurs de risques et informations prudentielles
- Informations prudentielles
- Facteurs de risques
- Gestion des risques
- Comptes consolidés
- Cadre général
- Etats Financiers consolidés
- Notes annexes aux états financiers
- Rapport des commissaires aux comptes sur l’information financière semestrielle
- Attestation du responsable de l’information financière
- Glossaire
1. Examen de la situation Financière et du résultat 30/06/2026
1.1 La situation économique
1.1.1 Environnement Economique et financier global
Rétrospective 1er semestre 2026
L’environnement international a, de nouveau, été très agité au cours du premier semestre : la guerre opposant les Etats-Unis à l’Iran dans le golfe Persique s’est ajoutée à la succession déjà longue de chocs de nature et d’ampleur très diverses (de l’épidémie de Covid à la guerre en Ukraine, en passant par les droits de douane américains). Lancées le 28 février, les attaques conjointes, américaine et israélienne, contre l’Iran, suivies des représailles iraniennes, ont entraîné la fermeture effective du détroit d’Ormuz (32% du négoce de pétrole brut, 16% du négoce de produits pétroliers, 20% du négoce de GNL) et l’arrêt de la production de gaz naturel liquéfié au Qatar (deuxième producteur mondial de GNL après les États-Unis).
Outre un climat d’incertitude, ce conflit a suscité une flambée immédiate des prix du pétrole et du gaz mais aussi des craintes de crise énergétique de grande ampleur. Après s’être situé à environ 61 dollars/baril ($/baril) début janvier, le prix du pétrole (Brent) s’est brutalement redressé pour culminer à 118 $/baril fin mars puis de nouveau fin avril, après avoir diminué jusqu’à 90 $/baril sur fond d’espoirs de désescalade au Moyen Orient. Le prix du pétrole ne s’est franchement replié qu’à la faveur de la signature mi-juin d’un protocole d’accord (Memorandum of understanding, MoU) entre l'Iran et les États-Unis. Ce MoU prévoyait un cessez-le-feu, offrant aux belligérants 60 jours pour négocier les termes d’un véritable accord. Malgré les espoirs de paix (même incertaine et lointaine) et de réouverture, au moins partielle, du détroit d’Ormuz, à 73 $/baril au 30 juin, le prix excédait toujours son niveau de début d’année de 20%, avant de se redresser en raison de la reprise des hostilités armées début juillet. 1
Alors que les anticipations d’inflation étaient revues à la hausse, les perspectives de croissance se sont dégradées, en particulier celles des importateurs nets de pétrole et de gaz, notamment l’Europe, et des pays fortement dépendants du Golfe pour leurs approvisionnement (tels Japon, Inde, Corée du Sud, Philippines). En revanche, les prévisions sur les Etats-Unis ont été peu révisées : ils sont désormais exportateurs nets d’énergie et l'économie américaine a, de fait, bien résisté au choc provoqué par la guerre en Iran. Au premier trimestre2, quoique décevante, la croissance du PIB américain (à 1,6% en variation trimestrielle annualisée) a pâti du ralentissement de la consommation des ménages mais a continué de profiter de la très forte accélération de l’investissement privé, notamment en équipements de traitement de l’information et en produits de la propriété intellectuelle, principalement des logiciels. Partant en janvier d’un niveau (2,4%) excédant déjà la cible de 2% de la Federal Reserve, l’inflation totale (sur 12 mois) s’est établie à 3,5% en juin après un pic à 4,2% en mai. L’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) ne s’est que très peu redressée (2,5% en janvier à 2,6% en juin). Cette quasi-stabilité suggère une diffusion limitée du choc inflationniste subi, en amont, par les prix de l’énergie et valide un scénario dans lequel les « effets de second tour » seraient contenus.
1 A la suite du MoU, de nombreuses questions restaient en suspens dont celle, cruciale, du détroit d'Ormuz : l'Iran souhaite le maîtriser et y imposer des droits de passage. Le contrôle du trafic serait partagé avec Oman, conduisant potentiellement à la mise en place de deux corridors. Les tensions étaient dès lors difficilement évitables entre l’Iran et les États-Unis, appuyés par leurs alliés occidentaux, partisans de la libre circulation maritime, mais aussi d’un retour rapide à un trafic fluide. Menaces puis attaques de drones : les Gardiens de la Révolution ont réaffirmé leur volonté de contrôle du détroit et la réponse de Donald Trump ne s’est pas fait attendre. Il a suspendu l’autorisation donnée aux Iraniens d’exporter leur pétrole malgré les sanctions, déclaré la fin du cessez-le-feu et sa volonté de contrôler le détroit. Il semble néanmoins que les négociations se poursuivent.
2 Dans cette partie rétrospective, les données d’activité sont privilégiées aux résultats d’enquêtes. Pour la croissance du PIB et de ses composantes, les données disponibles sont arrêtées au premier trimestre. Les dernières estimations (révisées) de ces données ont été publiées en juin.
Dans la zone euro, le processus désinflationniste, bien abouti, s’est interrompu : l’inflation totale (HICP sur 12 mois) s’est redressée de 1,7% en janvier à 3,2% en mai avant de fléchir à 2,8% en juin. En revanche, l’inflation sous-jacente n’a que marginalement augmenté (de 0,2 point de pourcentage au cours du premier semestre, à 2,4% en juin). Au premier trimestre, la croissance (en variation trimestrielle) de la zone euro hors Irlande3 s’est établie à 0,3%. Globalement, ralentissement de la consommation des ménages, repli de l’investissement, contraction des exportations, résistance des importations – malgré une demande domestique terne – se sont conjugués pour susciter cette croissance faible. Malgré l’affaiblissement généralisé des moteurs domestiques d’expansion, les performances nationales sont hétérogènes : la croissance s’est révélée plus soutenue qu’anticipé en Allemagne (0,3%), en Italie (0,3%) et en Espagne (0,6%), compensant la contraction de sous-performance française (-0,1%). En France, la contraction du PIB s’explique, en partie, par des facteurs transitoires : légère baisse de la consommation des ménages largement imputable au repli de la consommation d’énergie (températures clémentes), repli de l’investissement des ménages partiellement lié à la suspension du guichet de MaPrimeRénov’, contraction de l’investissement des administrations publiques, reflet d’une pause des collectivités locales avant les élections municipales. Cette baisse constitue néanmoins une surprise défavorable notable car l’acquis de croissance pour 2026 à l’issue du premier trimestre n’atteint que 0,4%.
Du côté des marchés financiers, les taux d’intérêt souverains ont essentiellement évolué au gré des informations géopolitiques en provenance du golfe Persique, du cours du pétrole et de l’inflation courante ou anticipée.
Aux Etats-Unis, alors que la Federal Reserve avait abaissé le taux des Fed funds à 3,75% en décembre 2025 (soit une baisse cumulée de 175 points de base, pb, depuis septembre 2024), les marchés penchaient en faveur d’une poursuite de l’assouplissement et tablaient sur un taux terminal proche de 3% fin 2026 (notre scénario retenait un statu quo). La Fed n’a finalement pas modifié sa politique monétaire au cours du premier semestre. Cependant, en raison du déclenchement de la guerre dans le golfe Persique, du choc immédiat sur le prix du pétrole et du risque inflationniste, les taux d’intérêt se sont brutalement redressés (obligations souveraines, US Treasuries), notamment les échéances plus courtes entraînant un aplatissement de la courbe des taux d’intérêt (2/10 ans). Après un répit, les taux se sont de nouveau tendus et le rendement des US Treasuries à 10 ans s’est redressé jusqu’à culminer vers 4,80% mi-mai. A la faveur de la signature du MoU entre les Etats-Unis et l’Iran mi-juin, les taux d’intérêt se sont repliés : la détente a été plus marquée sur les taux à 10 ans, les taux plus courts résistant en anticipation d’un resserrement monétaire de la Fed (anticipation d’environ +25 pb au second semestre 2026). Au 30 juin, les taux à 2 et 10 ans s’élevaient à respectivement 4,14% et 4,44% (3,47% et 4,19% au 2 janvier 2026).
Dans la zone euro, les taux ont emprunté des tendances similaires en dépit de tournures monétaires différentes. En début d’année, avec un taux de dépôt abaissé à 2% en juin 2025 au terme d’un assouplissement de 200 pb débuté en juin 2024, le retour de l’inflation à la cible de 2% couplé à une croissance correcte validait un scénario de statu quo monétaire de la BCE en 2026. Les taux d’intérêt s’étaient alors inscrits sur une tendance baissière avant de brutalement se redresser en raison de la guerre dans le golfe Persique. Entre leurs niveaux pré-guerre et leurs pics mi-mai, les taux souverains allemands à 2 et 10 ans ont ainsi grimpé, respectivement, de près de 75 pb et 55 pb (à 2,75% et 3,20%). En réaction à l’inflation, avérée et redoutée, la BCE a procédé à une hausse de ses taux directeurs (25 pb mi-juin). Les effets de ce resserrement, anticipé par les marchés, ont été éclipsés par l’accord signé entre les Etats-Unis et l’Iran qui a permis aux taux d’intérêt de baisser (au 30 juin, ils se situaient, respectivement, 2,53% et 2,91%). Lors de l’éclatement du conflit, les spreads des grands pays contre Allemagne (taux à 10 ans) se sont écartés, pénalisant en particulier l’Italie (spread contre Bund culminant à 97 pb fin mars, en raison de la vulnérabilité énergétique et d’une trajectoire budgétaire sous pression). Les spreads italien et espagnol se sont ensuite resserrés alors que la dérive du spread français se poursuivait (inquiétudes sur les comptes publics avec un déficit budgétaire qui avoisinerait 6% du PIB en 2026). Les primes espagnole, italienne et française contre Bund s’établissaient à, respectivement, 44, 69 et 75 pb au 30 juin 2026.
3 Irlande incluse, le PIB de la zone euro s’est replié (-0,2%). La baisse du PIB irlandais (-12,1%) est imputable à un recul de 27% de l’activité des multinationales, entraînant une baisse de 35% de la valeur ajoutée de l’industrie.
Au cours du premier semestre, parti d’un niveau élevé (à près de 1,18 USD début janvier 2026), l’euro ne s’est que légèrement déprécié contre dollar (de 2,6% au cours du semestre). Enfin, les marchés actions ont continué d’afficher des belles performances. Les indices Euro Stoxx 50, CAC 40 et S&P 500 ont, respectivement, progressé de 8,2%, 2,5% et 9,3% au premier semestre. Aux Etats-Unis, croissance toujours robuste, investissement en IA (et gains de productivité attendus), baisse des taux d’intérêt réels ont permis à la hausse anticipée des bénéfices des entreprises de se maintenir et de passer outre les valorisations déjà élevées. Les mêmes facteurs, moins puissants en Europe et tout particulièrement en France, expliquent des performances moindres.
1.1.2 Environnement local et positionnement de la CR sur son marché
La Normandie dispose d’un territoire attractif de 29 875 km² alliant littoral, zones industrielles, urbaines et rurales. [5, 6]
- Population : La région compte 3,35 millions d’habitants. La croissance démographique est portée par l'attractivité résidentielle (solde migratoire positif), malgré un vieillissement global de la population.
- Richesse (PIB) : Le Produit Intérieur Brut régional s'élève à 96 à 99 milliards d’euros. La Normandie se classe au 10ᵉ rang des régions de France métropolitaine pour sa production de richesse.
- Ouverture internationale : Environ 35 % à 36 % de son PIB est réalisé à l’export. La Normandie s'impose comme la 6ᵉ région exportatrice de France (avec plus de 38 milliards d'euros de marchandises vendues à l'étranger).
- Tourisme : Destination majeure et incontournable, la Normandie enregistre une excellente fréquentation avec un total solide de 83 millions de nuitées touristiques sur l'année.
Les tendances régionales de la Banque de France indique que dans l’industrie, la reprise de l’activité concerne la plupart des branches, portée notamment par les secteurs technologiques et de la défense, ainsi que par un effet de rattrapage, en particulier dans l’automobile.
La situation de trésorerie se maintient au-dessus du niveau jugé normal dans l’industrie, mais se dégrade très légèrement dans les services.
Les carnets de commandes sont considérés comme quasi-normaux dans l’industrie mais restent dégradés dans le bâtiment. L’indicateur d’incertitude, construit à partir de l’analyse textuelle des commentaires des entreprises, poursuit sa détente, rejoignant les niveaux antérieurs au conflit au Moyen-Orient. Les préoccupations concernent toujours principalement les tensions internationales, qui pèsent sur le climat économique global, et sur les prix des intrants.
Les difficultés d’approvisionnement sont globalement en baisse, même si elles restent vives sur certains segments industriels (produits informatiques-électroniques-optiques et aéronautique). La hausse des prix des matières premières et de l’énergie tend à s’atténuer. Si les prix de vente continuent d’augmenter, le rythme est plus modéré qu’en mai.
Au 1er semestre 2026, en Normandie, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorie A) s'établit en moyenne à 140 660 personnes.
Ce nombre augmente de +0.2% par rapport au T1 2026 et de +2% en un an.
Le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi, ayant ou non exercé une activité dans le mois (catégories A, B, C) s'établit en moyenne à 258 410 personnes au 1er semestre 2026.
Ce nombre progresse de +0.7% en un trimestre et augmente de +2.6% en un an.
L’investissement dans la vie sociale et locale est notable au travers d’actions réalisées par la Caisse Régionale et nos caisses locales. Le Crédit Agricole Normandie-Seine a ainsi contribué à l’accompagnement du territoire par des mécénats et partenariats. Ces actions accompagnent et nourrissent les engagements de notre projet d’entreprise. Elles sont le reflet de notre empreinte territoriale et de notre utilité auprès du plus grand nombre.
1.1.3 Activité de la Caisse Régionale au cours de l’exercice
o Le premier semestre 2026 s’inscrit dans un environnement économique qui demeure contrasté, marqué par des incertitudes géopolitiques persistantes et une prudence toujours présente dans les comportements d’épargne et d’investissement.
Dans ce contexte, la Caisse Régionale a poursuivi son rôle d’accompagnement de ses clients et de soutien à l’économie de son territoire.
Près de 15 500 nouveaux clients ont rejoint Crédit Agricole Normandie-Seine depuis le début de l’année 2026, portant le portefeuille à près de 696 800 clients, en progression de +1,2%.
Parmi eux, plus de 292 000 clients partagent les valeurs mutualistes et l’attachement au territoire en tant que sociétaires, soit une hausse de +2,1%.
- La collecte
L’encours total de collecte atteint 23,1 milliards d’euros au 30 juin 2026, en progression de +2,6%, et s’établit à son plus haut niveau historique.
La part de marché collecte demeure globalement stable à 28,3% à fin avril 2026.
Cette progression bénéficie de la bonne tenue des marchés financiers et de la dynamique des souscriptions en assurance-vie, dans un contexte où les comportements d’épargne restent toutefois prudents.
L’assurance-vie représente 6 377 M€ d’encours, en progression de +10,2%.
Les titres s’établissent pour leur part à 1 575 M€, en hausse de +5,9%.
- Les crédits
Crédit Agricole Normandie-Seine a réalisé plus de 1 250 M€ de crédits sur le premier semestre 2026, en progression de +15,6%, pour accompagner et financer les projets de son territoire.
L’encours de crédits atteint 17,4 milliards d’euros au 30 juin 2026, en hausse de +1,5%, et se situe à son plus haut niveau historique. La part de marché crédits ressort à 30,9%, confirmant la position de la Caisse Régionale comme acteur de référence sur son territoire.
Cette dynamique est portée notamment par la reprise progressive du marché de l’habitat et par la bonne orientation des marchés spécialisés.
- Les services
La Caisse Régionale poursuit le développement de son fonds de commerce en renforçant l’équipement de ses clients en services bancaires et en produits d’assurance.
À fin juin 2026, le parc de cartes bancaires s’établit à 485 405 unités, en progression de +2,6%. Les offres groupées de services atteignent 332 370 contrats, en hausse de +1,0%, témoignant de la relation de proximité entretenue avec les clients au quotidien.
Le portefeuille d’assurances des biens et des personnes poursuit également son développement, avec plus de 504 000 contrats à fin juin 2026, en progression de +1,5%.
1.1.4 Les faits marquants
Des éléments significatifs du premier semestre font l’objet de développements spécifiques ci-après, afin d’en préciser les principales modalités et d’en apprécier les incidences sur la situation financière de la Caisse régionale.
FCT Crédit Agricole Habitat 2026
Au 30/06/2026, une nouvelle entité (FCT Crédit Agricole Habitat 2026) a été consolidée au sein du groupe Crédit Agricole, née d’une opération de titrisation réalisée par les Caisses régionales et LCL, le 13 avril 2026. Cette transaction est pour partie un RMBS français auto-souscrit et pour le reste un RMBS français placé sur le marché.
Cette opération s’est traduite par une cession de prêts à l’habitat octroyés par 37 Caisses régionales et LCL au FCT Crédit Agricole Habitat 2026 pour un montant de 1,053 milliards d’euros.
Les Caisses régionales et LCL ont souscrit pour 52,7 millions d’euros de titres subordonnés et pour 500 millions d’euros de titres seniors (émission auto-souscrite uniquement).
Pour l’émission placée sur le marché, les titres seniors adossés au portefeuille de créances habitat ont été placés auprès d’investisseurs (établissements de crédits (45%), gestionnaires d’actifs (38%) et agences supranationales (17 %)) pour un montant de 500 millions d’euros.
Avances SAS RLB
Dans le cadre de l’opération d’achat d’action de Crédit Agricole SA par la SAS Rue la Boétie, une avance en compte courant a été mise en place entre la SAS RLB et le Crédit Agricole Normandie-Seine pour un montant de 19,8 millions d’euros.
Contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises
La Loi de finances 2026 a reconduit la contribution exceptionnelle sur bénéfices des grandes entreprises mise en place en 2025. Sont redevables de la surtaxe les entreprises ayant un CA en 2026 supérieur ou égal à 1,5 Md€.
Cette contribution exceptionnelle pour la Caisse Régionale dispose en outre d’une base de calcul spécifique assise sur la moyenne de l’impôt sur les sociétés dû au titre de l’exercice au cours duquel la contribution est due (2026) et au titre de l’exercice précédent (2025). A ce titre, la Caisse Régionale a enregistré une charge de 1,7 M€.
1.2 Analyse des comptes consolidés
1.2.1 Présentation du groupe de la Caisse Régionale
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Normandie-Seine présente des comptes consolidés en appliquant les normes de consolidation prévues dans le référentiel international.
En accord avec les autorités de régulation française, le Crédit Agricole a défini une société-mère conventionnelle régionale constitué de la Caisse régionale et des Caisses locales qui lui sont affiliées (méthode de l’entité consolidante).
Le périmètre de consolidation de la Caisse régionale a évolué au cours du 1er semestre 2026 avec l’entrée du FCT Habitat 2026 et la fusion absorption d’une caisse locale.
Le Groupe Caisse régionale est donc constitué de :
- La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Normandie-Seine
- 70 Caisses locales qui constituent des unités distinctes avec une vie juridique propre
- Les filiales CA’Normandie Seine Foncière, CA’Normandie Seine Participation et Ca’Normandie Seine Energies
- Ses 2 fonds dédiés « Force Profile 20 » et « NS AGIR »
- Les (4) sociétés techniques de titrisation (STT), représentant la quote-part de la Caisse régionale dans les FCT (Fonds Commun de Titrisation) « Crédit Agricole Habitat 2022, 2024, 2025 et 2026 », issus des opérations de titrisation des créances habitat des Caisses régionales du groupe Crédit Agricole réalisées en juin 2022, avril 2024, avril 2025 et avril 2026.
1.2.2 Contribution des entités du groupe de la Caisse Régionale
La Caisse régionale représente 91% de la contribution au résultat net consolidé du groupe de la Caisse régionale.
| En milliers d'€ | Contribution au PNB consolidé du groupe de la CR | Contribution au résultat Brut d'exploitation consolidé du groupe de la CR | Contribution au résultat net consolidé du groupe de la CR |
|---|---|---|---|
| CRCAM NORMANDIE SEINE | 228 162 | 91 726 | 71 420 |
| CL NORMANDIE SEINE | 2 622 | 789 | 632 |
| FCT CREDIT AGRICOLE NORMANDIE SEINE | 3 510 | 3 510 | 2 564 |
| NORMANDIE SEINE FONCIERE | 18 | - 756 | - 604 |
| FORCE PROFILE 20 | 1 456 | 1 456 | 1 080 |
| NORMANDIE SEINE PARTICIPATION | 3 427 | 3 364 | 3 066 |
| NS AGIR | 528 | 528 | 386 |
| CREDIT AGRICOLE NORMANDIE SEINE ENERGIES | - 10 | - 24 | - 24 |
1.2.3 Résultat consolidé
Le produit net bancaire est en évolution sur un an (+ 8,5%), les principales variations concernent :
- - 9 M€ sur les soultes sur des remboursements anticipés. En effet la caisse régionale n’a pas réalisé de remboursement anticipé sur les avances globales et les emprunts en blanc au 1er semestre 2026 ;
- + 24,3 M€ sur les opérations avec la clientèle au cout amorti (+ 14,4 M€ sur les intérêts de crédits et + 13,0 M€ sur les intérêts des DAT) ;
- + 4,2 M€ sur les variations de juste valeur des OPCVM ;
- + 3,7 M€ sur les dividendes des titres de participation (+ 1,6 M€ sur l’acompte de dividende de la SAS RLB et + 1,2 M€ sur les dividendes de SACAM Développement)
- - 5,9 M€ sur des reclassements de charges de l’entité NSF entre le PNB et les charges de fonctionnement
Les charges de fonctionnement nettes sont relativement stables en enregistrant une légère baisse de 1,24%.
Le coût du risque est maitrisé en enregistrant une baisse de 41,7% sur un an. Cette réduction est principalement due à une reprise de provision sur l’actualisation à la suite d’un changement de méthode de calcul.
L’impôts sur les bénéfices s’établit à 11,0 M€ contre 2,3 M€ pour juin 2025. Cette hausse s’explique principalement par l’augmentation des impôts courant + 6,1 M€ comprenant l’impact de l’IS et de la surtaxe ainsi que l’enregistrement d’un litige fiscal de 2,1 M€ suite au contrôle fiscal en cours au sein de la caisse régionale ;
Le résultat net du semestre s’élève ainsi à 78,5 M€, en hausse de 31,9% par rapport au 30 juin 2025 (59,5 M€).
| COMPTE DE RESULTAT (données exprimées en milliers d'euros) | 30/06/2026 | 30/06/2025 | Variation en montant | Variation en % |
|---|---|---|---|---|
| Intérêts et produits assimilés | 323 775 | 364 127 | -40 352 | -11,1% |
| Intérêts et charges assimilées | -239 799 | -299 336 | 59 537 | -19,9% |
| Commissions (produits) | 102 725 | 102 692 | 33 | 0,0% |
| Commissions (charges) | -13 392 | -12 593 | -799 | 6,3% |
| Gains ou pertes nets sur instr fin à la JV par résultat | 4 353 | 1 092 | 3 261 | 298,6% |
| Gains/pertes actifs financiers à la JV OCI ou au coût amorti | 60 255 | 56 591 | 3 664 | 6,5% |
| Produits des autres activités | 8 323 | 8 923 | -600 | -6,7% |
| Charges des autres activités | -6 527 | -657 | -5 870 | 893,5% |
| Produit net bancaire | 239 713 | 220 839 | 18 874 | 8,5% |
| Charges générales d'exploitation | -131 794 | -130 164 | -1 630 | 1,3% |
| Dot aux amort et aux dépr sur immos incorp et corp | -7 326 | -10 707 | 3 381 | -31,6% |
| Résultat brut d'exploitation | 100 593 | 79 968 | 20 625 | 25,8% |
| Coût du risque | -11 077 | -19 011 | 7 934 | -41,7% |
| Résultat d'exploitation | 89 516 | 60 957 | 28 559 | 46,9% |
| Quote part de résultat des entreprises mises en équivalence | ||||
| Gains ou pertes sur autres actifs | 88 | 917 | -829 | -90,4% |
| Variations de valeur des écarts d'acquisition | ||||
| Résultat avant impôt | 89 604 | 61 874 | 27 730 | 44,8% |
| Impôts sur les bénéfices | -11 084 | -2 328 | -8 756 | 376,1% |
| Résultat net d'impôt des act arrêtées, en cours de cession | ||||
| RESULTAT NET | 78 520 | 59 546 | 18 974 | 31,9% |
1.2.4 Bilan consolidé et variations des capitaux propres
Actif :
- Actifs financiers détenus à des fins de transaction : en hausse de 2,9 M€, principalement en raison de mouvements sur les sociétés de titrisation avec la mise en place de STT en 2026 pour 3,8 M€ ;
- Instruments dérivés de couverture : évoluent en raison de la variation des taux en 2026 ;
- Actifs financiers à la JV par capitaux propres recyclables en hause de 18,7 %€. La totalité de cette hausse porte sur l’évolution du stock d’obligations dans le fonds NS AGIR ;
- Actifs financiers à la JV par capitaux propres non recyclables : concerne principalement les hausses de juste valeur des participations SAS Rue la Boétie (+ 6,0 M€), SACAM Mutualisation (+53,3 M€) et Unexo (+1,1 M€) ainsi que la participation à plusieurs augmentations de capital, dans la SACAM Santé Territoire (+ 4,2 M€), dans CA Titres (+ 0,7M€) ;
- Prêts et créances sur les établissements de crédit : concerne principalement les comptes ouverts auprès des entités du Groupe Crédit Agricole et CACIB ainsi que les prêts subordonnés. Les variations s’expliquent principalement par des mouvements sur les placements monétaires à terme (- 52,3 M€), des transferts de fonds du comptes cash LCR (-320,0 M€), l’évolution des RAT des prêts CACIB accordés aux collectivités publiques (+ 55,9 M€) et une variation de notre compte détenu chez CACIB (+81,1 M€) ;
- Les immobilisations corporelles et immeubles de placement varient suite à un reclassement des immeubles des entités CA’NSF et CA’NSE suite à des premières analyses menées sur la norme IFRS18 (reclassement des immobilisations corporelles vers les immeubles de placement)
| BILAN ACTIF (données exprimées en milliers d'euros) | 30/06/2026 | 31/12/2025 | Variation en montant | Variation en % |
|---|---|---|---|---|
| CAISSE, BANQUES CENTRALES | 50 178 | 66 723 | -16 545 | -24,8% |
| ACTIFS FINANCIERS A LA JUSTE VALEUR PAR RESULTAT | 356 013 | 355 685 | 328 | 0,1% |
| ACTIFS FINANCIERS DÉTENUS À DES FINS DE TRANSACTION | 24 915 | 22 019 | 2 896 | 13,2% |
| AUTRES ACTIFS FINANCIERS À LA JUSTE VALEUR PAR RÉSULTAT | 331 098 | 333 666 | -2 568 | -0,8% |
| INSTRUMENTS DERIVES DE COUVERTURE | 186 855 | 193 990 | -7 135 | -3,7% |
| ACTIFS FINANCIERS À LA JUSTE VALEUR PAR CAPITAUX PROPRES | 2 123 106 | 2 047 004 | 76 102 | 3,7% |
| INSTRUMENTS DE DETTES COMPTABILISÉS À LA JUSTE VALEUR PAR CAPITAUX PROPRES RECYCLABLES | 67 035 | 56 486 | 10 549 | 18,7% |
| INSTRUMENTS DE CAPITAUX PROPRES COMPTABILISÉS À LA JUSTE VALEUR PAR CAPITAUX PROPRES NON RECYCLABLES | 2 056 071 | 1 990 518 | 65 553 | 3,3% |
| ACTIFS FINANCIERS AU COÛT AMORTI | 20 640 238 | 20 636 810 | 3 428 | 0,0% |
| PRÊTS ET CRÉANCES SUR LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT | 2 707 377 | 2 938 236 | -230 859 | -7,9% |
| PRÊTS ET CRÉANCES SUR LA CLIENTÈLE | 17 057 706 | 16 903 348 | 154 358 | 0,9% |
| TITRES DE DETTES | 875 155 | 795 226 | 79 929 | 10,1% |
| ECART DE REEVALUATION DES PORTEFEUILLES COUVERTS EN TAUX | -115 594 | -112 602 | -2 992 | 2,7% |
| ACTIFS D'IMPOTS COURANTS ET DIFFERES | 42 364 | 35 796 | 6 568 | 18,3% |
| COMPTES DE REGULARISATION ET ACTIFS DIVERS | 230 771 | 212 654 | 18 117 | 8,5% |
| IMMEUBLES DE PLACEMENT | 149 302 | 5 700 | 143 602 | 2519,3% |
| IMMOBILISATIONS CORPORELLES | 93 884 | 235 162 | -141 278 | -60,1% |
| IMMOBILISATIONS INCORPORELLES | 877 | 885 | - 8 | -0,9% |
| TOTAL BILAN ACTIF | 23 757 994 | 23 677 807 | 80 187 | 0,3% |
Passif :
- Les passifs financiers détenus à des fins de transaction en hausse de 2,8 M€, principalement en raison de mouvements sur les sociétés de titrisation avec la mise en place de STT en 2026 pour 3,8 M€ ;
- Les instruments dérivés de couverture ont vu leur encours diminuer en raison de la variation des taux ;
- Les « dettes envers les établissements de crédits » comprennent les avances miroirs (en baisse de 71,1 M€), les avances globales classiques avec Crédit Agricole SA (en baisse de 75,1 M€) et les avances spécifiques avec Crédit Agricole SA (en hausse de 26,1 M€), une variation de notre compte détenu chez CACIB (- 59,9 M€). Par ailleurs, le stock d’emprunt en blanc avec Crédit Agricole SA a augmenté de 218,3 M€ ;
- Les « Dettes représentées par un titre » sont composées principalement de certificats de dépôt négociables (CDN), elles sont en baisse de 226,0 M€ sur le semestre ;
- Les « Capitaux propres » augmente sur le semestre de 121,7 M€ du fait :
- - du résultat du 1er semestre 2026 (+ 78,5 M€),
- - de la distribution du résultat 2025 (- 13,6 M€),
- - de l’investissement net des parts sociales des sociétaires de CL (+1,9 M€),
- - aux gains et pertes sur instruments dérivé de couverture (+ 1,9 M€),
- - à l’élimination des CCI auto détenus (-5,2 M€)
- - de la réévaluation des actifs par capitaux propres (+ 57,9 M€) dont principalement une variation sur SAS Rue la Boétie (+ 6,0 M€) et sur SACAM Mutualisation (+53,3 M€)
| BILAN PASSIF (données exprimées en milliers d'euros) | 30/06/2026 | 31/12/2025 | Variation en montant | Variation en % |
|---|---|---|---|---|
| PASSIFS FINANCIERS A LA JUSTE VALEUR PAR RESULTAT | 25 039 | 22 238 | 2 801 | 12,6% |
| PASSIFS FINANCIERS DÉTENUS À DES FINS DE TRANSACTION | 25 039 | 22 238 | 2 801 | 12,6% |
| INSTRUMENTS DERIVES DE COUVERTURE | 68 737 | 92 556 | -23 819 | -25,7% |
| PASSIFS FINANCIERS AU COÛT AMORTI | 19 705 840 | 19 776 318 | -70 478 | -0,4% |
| DETTES ENVERS LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT | 11 229 902 | 11 181 698 | 48 204 | 0,4% |
| DETTES ENVERS LA CLIENTÈLE | 7 574 833 | 7 467 338 | 107 495 | 1,4% |
| DETTES REPRÉSENTÉES PAR UN TITRE | 901 105 | 1 127 282 | -226 177 | -20,1% |
| ECART DE REEVALUATION DES PORTEFEUILLES COUVERTS EN TAUX | -40 072 | -47 497 | 7 425 | -15,6% |
| PASSIFS D'IMPOTS COURANTS ET DIFFERES | 11 320 | 1 694 | 9 626 | 568,2% |
| COMPTES DE REGULARISATION ET PASSIFS DIVERS | 437 067 | 406 115 | 30 952 | 7,6% |
| PROVISIONS | 28 313 | 26 302 | 2 011 | 7,6% |
| DETTES SUBORDONNEES | 1 | 0 | 1 | 0,0% |
| TOTAL DETTES | 20 236 245 | 20 277 726 | -41 481 | -0,2% |
| CAPITAUX PROPRES | 3 521 749 | 3 400 081 | 121 668 | 3,6% |
| CAPITAUX PROPRES PART DU GROUPE | 3 521 562 | 3 399 896 | 121 665 | 3,6% |
| CAPITAL ET RESERVES LIEES | 353 499 | 356 744 | -3 245 | -0,9% |
| RESERVES CONSOLIDEES | 2 239 059 | 2 167 008 | 72 051 | 3,3% |
| GAINS ET PERTES COMPTABILISES DIRECTEMENT EN CAPITAUX PROPRES | 850 486 | 790 538 | 59 948 | 7,6% |
| RÉSULTAT DE L'EXERCICE | 78 517 | 85 606 | -7 089 | -8,3% |
| PARTICIPATIONS NE DONNANT PAS LE CONTRÔLE | 187 | 185 | 3 | 1,6% |
| TOTAL BILAN PASSIF | 23 757 994 | 23 677 807 | 80 187 | 0,3% |
1.2.5 Activité et résultat des filiales
Du fait de leurs activités, CA’Normandie Seine Foncière et CA’Normandie Seine Participation présentent un endettement en rapport avec leurs investissements à l’actif de leur bilan.
CA’Normandie Seine Energies a un endettement très faible.
Les 2 fonds dédiés Force Profile 20 et NS AGIR ont un endettement très faible, c’est leur capital qui est mobilisé pour leurs investissements en instruments de dettes.
1.3 Capital social et sa rémunération
Les (deux) principaux mouvements ayant affectés les capitaux propres au cours du 1er semestre 2026 sont le résultat de la période intermédiaire (+65,1M€), et la distribution aux porteurs de parts sociales, CCA et CCI pour 11,8 millions d’euros en rapport avec l’affectation du résultat 2025.
Filiales
| Filiales | Total des dettes (A) | Dont dettes contractualisées avec une entité consolidée (groupe Caisse régionale) | Capitaux Propres (B) | Taux d'endettement (A) / (B) |
|---|---|---|---|---|
| CA'Normandie Seine Foncière | 54 033 | 50 348 | 129 761 | 42% |
| Force Profile 20 | 2 531 | 74 | 2 202 | 3% |
| Caisses locales | 1 830 | 1 388 | 182 796 | 1% |
| CA'Normandie Seine Participation | 79 801 | 56 257 | 62 136 | 128% |
| NS AGIR | 3 631 | 65 | 900 | 6% |
| CA'Normandie Seine Energie | 3 | 1 | 9 647 | 0% |
| (en milliers euros) | 30/06/2026 | 31/12/2025 | Variation N - N-1 en valeur | Variation N - N-1 en % |
|---|---|---|---|---|
| Capital souscrit | 92 351,15 | 92 351,15 | - | 0,0% |
| Primes d'émission | 181 396,54 | 181 396,54 | - | 0,0% |
| Réserves | 2 087 502,59 | 2 029 902,35 | 57 600,24 | 2,84% |
| Ecarts de réévaluation | - | - | - | |
| Provisions réglementées et subventions d'investissement | 101,36 | 109,96 | - 8,60 | -7,8% |
| Report à nouveau | 130,35 | 13,65 | 116,70 | 855,0% |
| Résultat en instance d'approbation | - | - | - | |
| Résultat de l'exercice | 65 054,26 | 70 047,36 | - 4 993,10 | -7,1% |
| CAPITAUX PROPRES HORS FRBG | 2 426 536,25 | 2 373 821,00 | 52 715,25 | 2,2% |
Distribution aux parts sociales des 3 derniers exercices :
| données exprimées en euros | Intérêts aux parts | Montant global |
|---|---|---|
| EXERCICE 2025 | 5,36% | 2 851 288,19 |
| EXERCICE 2024 | 4,80% | 2 553 393,14 |
| EXERCICE 2023 | 3,80% | 2 021 435,08 |
Distribution aux certificats coopératifs d’associé des 3 derniers exercices :
| données exprimées en euros | Dividende unitaire | Montant global |
|---|---|---|
| EXERCICE 2025 | 3,47 € | 5 253 420,38 |
| EXERCICE 2024 | 3,27 € | 4 950 629,58 |
| EXERCICE 2023 | 3,71 € | 5 616 769,34 |
Distribution aux certificats coopératifs d’investissement des 3 derniers exercices :
| données exprimées en euros | Dividende unitaire | Montant global |
|---|---|---|
| EXERCICE 2025 | 3,47 € | 3 656 054,46 |
| EXERCICE 2024 | 3,27 € | 3 445 330,86 |
| EXERCICE 2023 | 3,71 € | 3 908 922,78 |
1.4 Evénements postérieurs à la clôture et perspectives pour le groupe CR
1.4.1 Evénements postérieurs à la clôture
Néant
1.4.2 Les perspectives N+1
En perspective, l’ancrage de l’accès à une qualité de service aux meilleurs des standards.
Le Crédit Agricole Normandie-Seine poursuit son adaptation à son environnement et aux évolutions de la société, avec la volonté de faire des dispositifs engagés des leviers durables, pleinement intégrés dans le quotidien de ses clients et de ses collaborateurs.
Ainsi, le projet structurant déployé pour élargir et renforcer sa promesse relationnelle a marqué une étape importante. Nous travaillons désormais au quotidien à le faire connaître de nos clients et à l’inscrire dans les pratiques de nos collaborateurs, en apportant davantage de disponibilité, de réactivité et de compétences au service des clients. Cette dynamique contribue à nourrir leur satisfaction et leur préférence, gages d’une performance financière durable.
Notre détermination et notre engagement au service de nos territoires et de leur développement, en proximité, restent la boussole des choix que nous opérons.
1.5 Informations diverses
1.5.1 Informations spécifiques sur les opérations réalisées dans le cadre de rachat de CCI autorisé par l’assemblée générale du 26/03/2026
Bilan semestriel du contrat de liquidité de la société CR CA NORMANDIE SEINE
Au titre du contrat de liquidité confié par la société CR CA NORMANDIE SEINE à Kepler Cheuvreux, à la date du 30 juin 2026, les moyens suivants figuraient au compte de liquidité :
- 1 275 titres
- 612 809,46 € en espèces
- Nombre de transactions exécutées sur le semestre à l'achat : 620
- Nombre de transactions exécutées sur le semestre à la vente : 740
- Volume échangé sur le semestre à l'achat : 7 058 titres pour 1 028 431,40 €
- Volume échangé sur le semestre à la vente : 8 155 titres pour 1 182 716,55 €
Il est rappelé :
- que lors du dernier bilan du 31 décembre 2025, les moyens suivants figuraient au compte de liquidité :
- 2 372 titres
- 455 579,14 € en espèces
- Nombre de transactions exécutées sur le semestre à l'achat : 552
- Nombre de transactions exécutées sur le semestre à la vente : 748
- Volume échangé sur le semestre à l'achat : 6 100 titres pour 768 558,84 €
- Volume échangé sur le semestre à la vente : 7 914 titres pour 986 564,24 €
- que lors de la mise en place du contrat, les moyens suivants figuraient au compte de liquidité :
- 4 828 titres
- 114 606,06 € en espèces
Bilan semestriel du contrat de rachat de la société CR CA NORMANDIE SEINE
Au titre du contrat de rachat confié par la société CR CA NORMANDIE SEINE à Kepler Cheuvreux, à la date du 30 juin 2026, les CCI suivants figuraient en portefeuille :
- 35 362 titres
- 5 218 676,09 € en volume
Il est rappelé :
- que lors du dernier bilan du 31 décembre 2025, les CCI suivants figuraient en portefeuille :
- 7 456 titres
- 927 816,46 € en volume
2. Facteurs de risques et informations prudentielles
2.1 Informations prudentielles
COMPOSITION ET PILOTAGE DU CAPITAL
Dans le cadre des accords de Bâle 3, le règlement (UE) n°575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 (Capital Requirements Regulation, dit “CRR”) tel que modifié par CRR n°2024/1623 (dit “CRR 3”) impose aux établissements assujettis (incluant notamment les établissements de crédit et les entreprises d’investissement) de publier des informations prudentielles. Ces informations sont à disposition sur le site internet suivant dans le document « Informations au titre du Pilier 3 »: https://www.credit-agricole.fr/ca-normandie-seine/particulier/informations/informations-reglementees-et-financieres.html
Situation au 30 juin 2026
L’adéquation du capital en vision réglementaire porte sur les ratios de solvabilité et sur le ratio de levier. Chacun de ces ratios rapporte un montant de fonds propres prudentiels à une exposition en risque ou en levier.
| Fonds propres prudentiels phasés simplifiés (en milliers d'euros) et ratios de solvabilité et de levier (en %) | 30/06/2026 phasé | 31/12/2025 phasé |
|---|---|---|
| FONDS PROPRES DE BASE DE CATEGORIE 1 (CET1) | 1 742 755 | 1 762 987 |
| dont Instruments de capital et réserves | 3 442 354 | 3 382 434 |
| dont Filtres prudentiels et autres ajustements réglementaires | (1 699 599) | (1 619 447) |
| FONDS PROPRES ADDITIONNELS DE CATEGORIE 1 | - | - |
| FONDS PROPRES DE CATEGORIE 1 (TIER 1) | 1 742 755 | 1 762 987 |
| FONDS PROPRES DE CATÉGORIE 2 | 20 033 | 18 818 |
| FONDS PROPRES TOTAUX | 1 762 788 | 1 781 805 |
| TOTAL DES EMPLOIS PONDÉRÉS (RWA) | 6 860 011 | 6 884 015 |
| RATIO CET1 | 25,40% | 25,61% |
| RATIO TIER 1 | 25,40% | 25,61% |
| RATIO TOTAL CAPITAL | 25,70% | 25,88% |
| TOTAL DE L'EXPOSITION EN LEVIER | 19 767 230 | 19 554 211 |
| RATIO DE LEVIER | 8,82% | 9,02% |
Au 30 juin 2026, les ratios de solvabilité et le ratio de levier du Crédit Agricole Normandie-Seine sont au-dessus des exigences minimales qui s’imposent.
2.2 Facteurs de risques
Cette partie présente les principaux risques auquel Crédit Agricole Normandie-Seine est exposé, ainsi que les principaux risques liés à la détention des actions et autres titres émis par Crédit Agricole Normandie-Seine. La partie suivante du présent document (“Gestion des risques”) expose l’appétit pour le risque de Crédit Agricole Normandie-Seine et les dispositifs de gestion mis en œuvre.
Le terme “Groupe Crédit Agricole” utilisé dans cette partie se définit comme l’ensemble constitué de Crédit Agricole S.A. entité sociale, de ses filiales consolidées, directes et indirectes, au sens de l’article L. 233-3 du Code de commerce, des Caisses régionales de Crédit Agricole Mutuel (les “Caisses régionales”), des Caisses locales et de leurs filiales directes et indirectes respectives.
FACTEURS DE RISQUES LIES A CREDIT AGRICOLE NORMANDIE-SEINE
Les risques propres à l’activité de Crédit Agricole Normandie-Seine sont présentés dans la présente partie sous les six catégories suivantes : (1.1) risques de crédit et de contrepartie ; (1.2) risques financiers ; (1.3) risques opérationnels et risques connexes ; (1.4) risques liés à l’environnement dans lequel Crédit Agricole Normandie-Seine évolue ; (1.5) risques liés à la stratégie et aux opérations de Crédit Agricole Normandie-Seine; et (1.6) risques liés à la structure du Groupe Crédit Agricole.
Au sein de chacune de ces six catégories, les risques que Crédit Agricole Normandie-Seine considère actuellement comme étant les plus importants, sur la base d’une évaluation de leur probabilité de survenance et de leur impact potentiel, sont présentés en premier. Toutefois, même un risque actuellement considéré comme moins important, pourrait avoir un impact significatif sur Crédit Agricole Normandie-Seine s’il se concrétisait à l’avenir. Ces facteurs de risques sont détaillés ci-dessous.
2.2.1 Risques de crédit et de contrepartie
A) CREDIT AGRICOLE NORMANDIE-SEINE EST EXPOSE AU RISQUE DE CREDIT DE SES CONTREPARTIES
Le risque d’insolvabilité de ses clients et contreparties est l’un des principaux risques auxquels Crédit Agricole Normandie-Seine est exposé. Le risque de crédit affecte les comptes consolidés de Crédit Agricole Normandie-Seine lorsqu’une contrepartie n’est pas en mesure d’honorer ses obligations et que la valeur comptable de ses obligations figurant dans les livres de la banque est positive. Cette contrepartie peut être une banque, un établissement financier, une entreprise industrielle ou commerciale, un État ou des entités étatiques, un fonds d’investissement ou une personne physique. Le taux de défaut des contreparties pourrait augmenter dans un contexte économique incertain notamment en Europe et Crédit Agricole Normandie-Seine pourrait avoir à enregistrer des charges et provisions significatives pour créances douteuses ou irrécouvrables, ce qui affecterait alors sa rentabilité.
Bien que Crédit Agricole Normandie-Seine cherche à réduire son exposition au risque de crédit en utilisant des méthodes d’atténuation du risque telles que la constitution de collatéral, l’obtention de garanties, la conclusion de contrats de dérivés de crédit et d’accords de compensation, il ne peut être certain que ces techniques permettront de compenser les pertes résultant des défauts des contreparties. En outre, Crédit Agricole Normandie-Seine est exposé au risque de défaut de toute partie qui lui fournit la couverture du risque de crédit (telle qu’une contrepartie au titre d’un instrument dérivé) ou au risque de perte de valeur du collatéral. Par ailleurs, seule une partie du risque de crédit supporté par Crédit Agricole Normandie-Seine est couverte par ces techniques. En conséquence, le Groupe Crédit Agricole est exposé de manière significative au risque de défaut de ses contreparties.
Au 30 juin 2026, l’exposition au risque de crédit et de contrepartie (y compris risque de dilution et risque de règlement livraison) de Crédit Agricole Normandie Seine s’élevait à 24,5 milliards d’euros avant prise en compte des méthodes d’atténuation du risque. Celle-ci est répartie à hauteur de 60 % sur la clientèle de détail, 15 % sur les entreprises, 6 % sur les États et 15 % sur les établissements de crédit et les entreprises d’investissement. Par ailleurs, les montants des actifs pondérés par les risques (RWA) relatifs au risque de crédit ainsi qu’au risque de contrepartie et d’ajustement de l’évaluation de crédit (CVA) auxquels est exposé Crédit Agricole Normandie-Seine étaient respectivement de 6,2Mds d’euros et 773 milliers d’euros au 30 juin 2026.
B) TOUTE AUGMENTATION SUBSTANTIELLE DES PROVISIONS POUR PERTES SUR PRETS OU TOUTE EVOLUTION SIGNIFICATIVE DU RISQUE DE PERTES ESTIMEES PAR CREDIT AGRICOLE NORMANDIE-SEINE LIEES A SON PORTEFEUILLE DE PRETS ET DE CREANCES POURRAIT PESER SUR SES RESULTATS ET SA SITUATION FINANCIERE
Dans le cadre de ses activités de prêt, Crédit Agricole Normandie-Seine comptabilise périodiquement, lorsque cela est nécessaire, des charges pour créances douteuses afin d’enregistrer les pertes réelles ou potentielles de son portefeuille de prêts et de créances, elles-mêmes comptabilisées dans son compte de résultat au poste “Coût du risque”. Le niveau global des provisions de Crédit Agricole Normandie-Seine est établi en fonction de l’historique de pertes, du volume et du type de prêts accordés, des normes sectorielles, de la conjoncture économique et d’autres facteurs liés au taux de recouvrement des divers types de prêts, ou à des méthodes statistiques fondées sur des scénarios collectivement applicables à tous les actifs concernés. Bien que Crédit Agricole Normandie-Seine s’efforce de constituer des provisions adaptées, il pourrait être amené à l’avenir à augmenter les provisions pour créances douteuses en réponse à une augmentation des actifs non performants ou pour d’autres raisons (telles que des évolutions macroéconomiques et sectorielles), comme la dégradation des conditions de marché ou des facteurs affectant certains pays ou industries notamment dans le contexte actuel d’incertitudes macroéconomiques et géopolitiques. Par ailleurs, bien que les tensions constatées ces dernières années sur les prix et la disponibilité des énergies et matières premières soient désormais moins aiguës, les niveaux de prix atteints pourraient encore affecter la solvabilité de certains segments de clientèle (PME, professionnels) ou secteurs d’activités financés particulièrement sensibles aux prix de ces ressources ou de leur volatilité (secteur agricole français, industries agro-alimentaires, production et négoce de matières premières, industries intensives en énergie, automobile) en dégradant leur rentabilité et leur trésorerie. Enfin, le fort ralentissement des activités de construction en France, notamment résidentielle, et le maintien prolongé de l’activité à un niveau relativement faible pourraient affecter défavorablement la rentabilité et la trésorerie de la clientèle opérant dans le secteur du bâtiment et des travaux publics. L’augmentation significative des provisions pour créances douteuses, la modification substantielle du risque de perte, tel qu’estimé, inhérent à son portefeuille de prêts non douteux, ou la réalisation de pertes sur prêts supérieures aux montants provisionnés, pourraient avoir un effet défavorable sur les résultats et la situation financière de Crédit Agricole Normandie-Seine.
Au 30 juin 2026, le montant brut des prêts, avances et titres de créance de Crédit Agricole Normandie-Seine s’élevait à 20,9 milliards d’euros. Au titre du risque de crédit, les montants de provisions, dépréciations cumulées, et des ajustements s’y rapportant s’élevaient à 276,1 millions d’euros.
3. Comptes consolidés
Crédit Agricole Normandie-Seine
COMPTES CONSOLIDES INTERMEDIAIRES RESUMES AU 30 JUIN 2026 (Ayant fait l’objet d’un examen limité)
Examinés par le Conseil d’administration du Crédit Agricole Normandie-Seine en date du 24 juillet 2026.
Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel de Normandie Seine Société coopérative à capital variable agréée en tant qu'établissement de crédit Siège social : Cité de l'Agriculture, Chemin de la Bretèque 76230 BOIS-GUILLAUME - RCS ROUEN 433 786 738 Société de courtage d'assurance immatriculée auprès de l'ORIAS sous le numéro 07 025 320. Titulaire de la carte professionnelle Transaction, Gestion immobilière et syndic numéro CPI 7606 2020 000 045 179 délivrée par la CCI de Rouen, bénéficiant de la Garantie financière et Assurance Responsabilité Civile Professionnelle délivrée par CAMCA 53 rue de la Boétie 75008 PARIS
CADRE GENERAL
Présentation juridique de l’entité
Le Crédit Agricole Normandie-Seine est une société coopérative à capital variable régie par les articles L.512-20 et suivants du Code monétaire et financier et la loi n°47-1775 du 10/09/1947 portant statut de la coopération.
Son siège social est situé, Cité de l'Agriculture, chemin de la Bretèque, 76230 Bois-Guillaume. Elle est inscrite au registre du commerce de Rouen sous le numéro 433 786 738, code NAF 6419Z.
Le Crédit Agricole Normandie-Seine a émis des CCI (Certificats Coopératifs d'Investissement), qui sont cotés sur le marché EUROLIST - Compartiment C (code ISIN : FR0000044364).
Sont affiliées au Crédit Agricole Normandie-Seine, 70 Caisses locales qui constituent des unités distinctes avec une vie juridique propre.
Les comptes individuels sont représentatifs des comptes du Crédit Agricole Normandie-Seine seule, tandis que les comptes consolidés, selon la méthode de l'Entité consolidante, intègrent également les comptes des Caisses locales.
L'Entité consolidante " Crédit Agricole Normandie-Seine " est ainsi constituée de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Normandie-Seine et des 70 Caisses locales entrant dans le périmètre de consolidation.
Les comptes consolidés intègrent également les Fonds dédiés " Force Profile 20 " et " Normandie-Seine AGIR " ainsi que les filiales " CA'Normandie-Seine Participation ", " CA'Normandie-Seine Energies " et " CA'Normandie-Seine Foncière ", et les quatres Sociétés Techniques de Titrisation (STT), représentant la quote-part de la Caisse Régionale dans les Fonds Communs de Titrisation (FCT) : "FCT Crédit Agricole Habitat 2022 ", "FCT Crédit Agricole Habitat 2024 ", "FCT Crédit Agricole Habitat 2025" et "FCT Crédit Agricole Habitat 2026" créés lors des titrisations initiées par le groupe en 2022, 2024, 2025 et 2026.
Le Crédit Agricole Normandie-Seine est agréé, avec l'ensemble des Caisses locales qui lui sont affiliées, en qualité de banque mutualiste ou coopérative, avec les compétences bancaires et commerciales que cela entraîne. Il est de ce fait soumis à la réglementation applicable aux établissements de crédit.
Le Crédit Agricole Normandie-Seine fait partie du périmètre de consolidation du groupe Crédit Agricole.
Rapport des commissaires aux comptes sur l’information financière semestrielle
PricewaterhouseCoopers Audit ERNST & YOUNG et Autres Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel de Normandie-Seine Période du 1er janvier au 30 juin 2026 Rapport des commissaires aux comptes sur l'information financière semestrielle
[Texte du rapport intégralement reproduit comme dans le PDF, y compris la conclusion et la vérification spécifique.]
4. Attestation du responsable de l’information financière
ATTESTATION DU RESPONSABLE DE L’INFORMATION FINANCIERE SEMESTRIELLE
- Mme Karine BOURGUIGNON, Directeur Général de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel de Normandie-Seine,
« J'atteste, à ma connaissance, que les comptes semestriels consolidés, sont établis conformément au corps de normes comptables applicables et donnent une image fidèle et honnête du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l’émetteur, ainsi que de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport semestriel d'activité du présent rapport présente un tableau fidèle des événements importants survenus pendant les six premiers mois de l'exercice, de leur incidence sur les comptes, des principales transactions entre parties liées ainsi qu'une description des principaux risques et des principales incertitudes pour les six mois restants de l'exercice».
Fait à Bois-Guillaume, Le 11/09/2026
Le Directeur général
Karine BOURGUIGNON
5. Glossaire
[L’ensemble des acronymes et termes (ACPR, AFEP/MEDEF, AMF, BCE, ESG, etc.) avec leurs définitions, est reproduit mot pour mot tel qu’apparaissant dans les pages 110 à 116 du document.]